Fusillade à Bruxelles en 2016 : pas de procès en appel en Belgique pour Abdeslam

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Salah Abdeslam a été condamné à 20 ans de prison en Belgique.
Salah Abdeslam a été condamné à 20 ans de prison en Belgique. © AFP
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Le seul membre encore en vie des commandos djihadistes du 13-Novembre à Paris a décidé de ne pas faire appel de sa condamnation à 20 ans de prison pour tentatives d'assassinat à caractère terroriste.

Salah Abdeslam, seul membre encore en vie des commandos djihadistes du 13-Novembre à Paris, ne sera pas rejugé après sa condamnation en Belgique à 20 ans de prison pour une fusillade avec des policiers, son co-prévenu Sofiane Ayari ayant, comme lui, décidé de ne pas faire appel. L'avocat de Salah Abdeslam avait déjà annoncé le 14 mai que son client renonçait à faire appel et le parquet fédéral, dont les réquisitions ont été suivies en première instance, a confirmé mercredi qu'il ne souhaitait pas lui non plus que les faits soient rejugés. Il n'y aura donc pas de second procès.

Jugé en France dans les prochains mois. Salah Abdeslam est le seul membre encore en vie des commandos qui ont fait 130 morts le 13 novembre 2015 à Paris et un suspect-clé dans l'enquête sur ces attentats, les pires jamais commis sur le sol français, revendiqués par le groupe Etat islamique (EI). Il doit être jugé en France pour ces faits dans les prochains mois. Le djihadiste français d'origine marocaine âgé de 28 ans avait défié les juges au premier jour du procès à Bruxelles en février, affirmant "placer sa confiance en Allah et c'est tout". Il avait refusé ensuite de comparaître.

Homme le plus recherché d'Europe. A l'époque de la fusillade à Bruxelles, survenue le 15 mars 2016 dans la commune de Forest, il était l'homme le plus recherché d'Europe et se cachait en Belgique avec des membres de la cellule à l'origine de ces attentats. Lui et son complice Sofiane Ayari, un djihadiste tunisien de 24 ans, ont été condamnés le 23 avril dernier par le tribunal correctionnel de Bruxelles à 20 ans de prison pour avoir tiré sur des policiers ce jour-là au fusil d'assaut.

Coupables de tentatives d'assassinat. La perquisition ayant déclenché l'échange de tirs intervenait dans le cadre de l'enquête franco-belge sur le 13 novembre. Quatre policiers avaient été blessés, et un djihadiste algérien tué en couvrant la fuite d'Abdeslam et d'Ayari. Conformément aux réquisitions du parquet fédéral, ces derniers ont été reconnus coupables de tentatives d'assassinat à caractère terroriste et port d'armes prohibé, et ont écopé de la peine maximale prévue pour les faits jugés.

Absence des deux prévenus. Le jugement avait été rendu en l'absence des deux prévenus, qui n'avaient pas souhaité être extraits de prison. Déjà lors du procès en février, aucun d'eux n'avait voulu s'expliquer sur les faits. Trois jours après ce raid policier, rue du Dries à Forest, Abdeslam avait été arrêté avec Ayari à Molenbeek. Les enquêteurs sont convaincus que cette arrestation a précipité les attentats de Bruxelles, commis par des membres de la même cellule, qui ont fait 32 morts le 22 mars 2016.