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États-Unis : Donald Trump accusé d'outrepasser ses pouvoirs

Europe1 .fr avec AFP - Mis à jour le . 2 min
Parmi les manifestants jeudi soir, des pancartes "#protéger Mueller" (le nom du procureur chargé de l'enquête russe) et "Trump n'est pas au-dessus de la loi".
Parmi les manifestants jeudi soir, des pancartes "#protéger Mueller" (le nom du procureur chargé de l'enquête russe) et "Trump n'est pas au-dessus de la loi". © LARRY FRENCH / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP

Jeudi, des centaines d'Américains ont manifesté à Washington et à New York contre les récentes décisions du président Donald Trump. 


"Ligne rouge", "crise constitutionnelle" : le président Donald Trump était accusé jeudi d'avoir bafoué deux principes fondamentaux de la démocratie américaine, l'indépendance du judiciaire et la liberté de la presse. La veille, il a limogé son ministre de la Justice, Jeff Sessions, faisant craindre une reprise en main de la très sensible enquête russe. Le soir, la Maison-Blanche a retiré son accréditation à un journaliste de CNN . Des décisions controversées qui ont poussé dans la rue des centaines de personnes jeudi soir, devant la Maison-Blanche à Washington et à New York.

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"Au bord de la crise constitutionnelle". Brandissant des pancartes "Vous ne pouvez pas limoger la vérité" ou "Trump est un danger pour nous tous", les manifestants ont notamment demandé au Congrès d'intervenir pour "protéger l'enquête (russe)". Les États-Unis sont "au bord de la crise constitutionnelle", a dénoncé plus tôt dans la journée l'opposition démocrate, qui a repris le contrôle de la Chambre des représentants lors des élections de mi-mandat mardi, et semble prête à la contre-offensive.

L'enquête russe relancée ? Fort de cette nouvelle majorité , les démocrates ont en effet brandi la menace d'une enquête parlementaire dès qu'ils prendront leur fonction , en janvier. Dans cette perspective, leurs leaders ont écrit au FBI, à la CIA, au Trésor, entre autres, pour leur demander de conserver tous les documents liés à ce limogeage et à la délicate enquête russe.

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Il n'y a ni "crise constitutionnelle", ni "crise politique", a rétorqué la conseillère du président Kellyanne Conway. La Maison-Blanche n'a, selon elle, "jamais entravé" l'enquête sur les ingérences russes dans la campagne présidentielle de 2016, dont un volet porte sur des soupçons de collusion entre Moscou et l'équipe du candidat Trump.

Le ministre de la Justice Jeff Sessions s'était récusé en 2017 dans cette enquête, en raison de contacts noués avec l'ambassadeur russe, ce qui lui avait valu de tomber en disgrâce auprès du président. Mercredi, il a présenté sa démission "à la demande" de Donald Trump, qui lui reprochait depuis des mois d'être un ministre "très faible", incapable de le protéger.

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Le président, dont plusieurs anciens collaborateurs ont été inculpés dans l'enquête russe, dénonce une "chasse aux sorcières" et a régulièrement souhaité la fin des investigations du procureur spécial Robert Mueller. L'intérim au ministère de la Justice est assuré par l'ancien chef de cabinet de Jeff Sessions, Matthew Whitaker, qui, avant d'entrer à son service, avait critiqué l'ampleur de l'enquête russe et son coût. Au-delà des démocrates, certains républicains ont craint que son arrivée ne signifie la fin de l'indépendance pour le procureur Mueller.