États-Unis : au lendemain des heurts au Capitole, Washington encore sous le choc

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Capitole Washington États-Unis 2:01
Des heurts ont éclaté à Washington après l'irruption de manifestants pro-Trump dans le Capitole, le 6 janvier 2021. © ALEX WONG / AFP
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Les Américains se sont réveillés sidérés, jeudi, au lendemain des heurts qui ont éclaté à Washington après l'irruption de manifestants pro-Trump dans le Capitole. Aux États-Unis, nombre de citoyens disent ressentir de la honte après de tels événements. Mais aussi de l'espoir, l'élection de Joe Biden ayant été validée.
REPORTAGE

Au lendemain de l’envahissement du Capitole par les partisans de Donald Trump, afin de protester contre le processus de certification de l'élection du candidat démocrate Joe Biden par les membres du Congrès américain, les États-Unis sont encore sous le choc. 

À Washington, c'est la sidération qui domine, à l’image d’Alice. "J’étais choquée, mais la principale pensée qui me revient à l'esprit, c'est que si les meneurs étaient noirs, armés ou non, il y aurait beaucoup d’arrestations, et plus de mort", dit-elle au micro d'Europe 1. À la suite des violences perpétrées mercredi, quatre personnes sont décédées.

"C'est une honte"

Pour Bobby, également interrogé par Europe 1, la journée de mercredi est le symbole des divisions en Amérique. "C'est une honte, il y a tellement de fausses informations qui circulent sur le prétendu vol des élections", dénonce-t-il. "On doit mener une réflexion dans ce pays, nous éduquer sur ce que la vérité signifie". Si les Américains ressentent de la honte, celle-ci se mêle à l'espoir, alors que la victoire de Joe Biden à la présidentielle vient d'être validée par le Congrès.

Par ailleurs, Donald Trump a assuré, jeudi, que la transition se ferait de manière ordonnée, bien qu'il continue à rejeter les résultats de l'élection. La passation de pouvoir aura lieu le 20 janvier prochain. Les violences perpétrées mercredi ont été unanimement condamnées. L'ex-président Barack Obama a dénoncé " un moment de honte et de grand déshonneur pour notre nation". Quant à son prédécesseur, George W. Bush, il a dénoncé "des scènes dignes de républiques bananières".

Europe 1
Par Alexis Guilleux, édité par Pauline Rouquette