Donald Trump offre un statut temporaire à des migrants en échange du financement du mur

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Donald Trump a fait une nouvelle proposition, samedi, aux démocrates, pour arriver à un accord sur le financement du mur à la frontière mexicaine.
Donald Trump a fait une nouvelle proposition, samedi, aux démocrates, pour arriver à un accord sur le financement du mur à la frontière mexicaine. © CARLOS BARRIA / POOL / AFP
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Le président américain a fait une proposition samedi pour tenter de sortir du blocage autour du financement du mur à la frontière mexicaine. Si les démocrates acceptent de voter un budget pour cette construction, lui offrira un statut temporaire à des migrants.

Le président américain Donald Trump a proposé samedi d'offrir un statut temporaire et des extensions de permis de séjour à environ un million de migrants risquant à terme d'être expulsés des Etats-Unis, en échange du financement par le Congrès de son mur frontalier. 

Rallonger un permis de séjour temporaire. Dans le détail, le président américain s'est engagé à rallonger de trois ans un permis de séjour temporaire qui avait été créé par Barack Obama puis supprimé une fois Donald Trump à la Maison Blanche, connu sous le nom de programme Daca. Cette mesure, dans un contexte de division politique extrême, profiterait à quelque 700.000 clandestins auto-baptisés "Dreamers" (rêveurs), entrés illégalement sur sol américain avec leurs parents. Le président Républicain a aussi proposé de prolonger de trois ans un statut de protection temporaire (TPS) qui permet à environ 300.000 immigrants de travailler légalement sans titre de séjour. Ce statut avait été abrogé pour les ressortissants de plusieurs pays depuis l'arrivée au pouvoir de Donald Trump.

Sortir du "shutdown". Cette offre, faite dans un discours télévisé, vise selon le président à "sortir de l'impasse" du blocage budgétaire des services fédéraux depuis près d'un mois. Ce blocage est en effet provoqué par le refus, par le camp démocrate au Congrès, de financer le mur à la frontière mexicaine. En l'absence d'accord, les Etats-Unis connaissent un "shutdown", c'est-à-dire la paralysie d'une grande partie des services publics.

Sitôt proposé, déjà rejeté. Cela sera-t-il suffisant pour sortir de l'impasse ? Rien n'est moins sûr. La chef de la majorité démocrate à la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, avait au préalable rejeté cette offre dont la teneur avait été dévoilée par la presse. Selon Nancy Pelosi, ce qui est présenté comme une concession présidentielle n'est qu'une "compilation de plusieurs initiatives déjà rejetées par le passé et chacune inacceptable".