Donald Trump confirme que le chef de la CIA a rencontré Kim Jong Un

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Donald Trump a parlé de "cinq lieux" possibles pour son tête-à-tête à venir avec Kim Jong Un © MANDEL NGAN / AFP
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avec AFP , modifié à
"La rencontre s'est bien déroulée et une bonne relation s'est établie", a déclaré Donald Trump.  

Le président américain Donald Trump a confirmé mercredi que le chef de la CIA avait rencontré le leader nord-coréen Kim Jong Un lors d'une visite secrète à Pyongyang la semaine dernière, avant le sommet prévu entre les deux dirigeants.

"Mike Pompeo a rencontré Kim Jong Un en Corée du Nord la semaine dernière. La rencontre s'est bien déroulée et une bonne relation s'est établie. Les détails du sommet sont à l'étude", a déclaré Trump sur Twitter. "La dénucléarisation sera un grand événement pour le monde, mais aussi pour la Corée du Nord", a-t-il ajouté.

 

Mardi, le président avait évoqué la tenue de discussions "à très haut niveau" avec le leader nord-coréen. 

Une visite secrète à Pyongyang. Selon le Washington Post, le directeur de la CIA - et futur secrétaire d'État - Mike Pompeo a effectué une visite secrète à Pyongyang au cours de laquelle il a rencontre le dirigeant nord-coréen lors du week-end de Pâques. La Maison-Blanche comme la CIA se sont dans un premier temps refusées à tout commentaire. La Maison-Blanche a par ailleurs précisé que Donald Trump n'avait pas directement été en contact avec le leader nord-coréen, contrairement à ce qu'il avait indiqué en réponse une question sur ce thème.

"L'heure est venue de parler", selon Trump. Depuis sa luxueuse propriété de Mar-a-Lago, en Floride, où il a accueilli sous un soleil éclatant le Premier ministre japonais Shinzo Abe, le président américain a parlé de "cinq lieux" possibles pour ce tête-à-tête historique qui aura lieu début juin "si tout se passe bien". Abordant les préparatifs en cours, Donald Trump a fait preuve d'un certain optimisme.

"Ils nous respectent. Nous les respectons. L'heure est venue de parler, de résoudre les problèmes", a-t-il lancé. "Il y a une véritable chance de résoudre un problème mondial. Ce n'est pas un problème pour les États-Unis, le Japon ou un autre pays, c'est un problème pour le monde", a-t-il martelé. Interrogé peu après sur la possibilité que la rencontre ait lieu aux États-Unis, il a répondu "non", sans autres précisions.

Trump favorable au rapprochement entre les deux Corées. Panmunjom, village situé dans la Zone démilitarisée qui divise la péninsule, fait partie des hypothèses régulièrement évoquées. Donald Trump a par ailleurs affirmé être résolument favorable aux discussions entre les deux Corées sur la nature de leurs liens, à dix jours d'un sommet entre Kim Jong Un et le président sud-coréen Moon Jae-in. "Ils ont ma bénédiction pour discuter de la fin de la guerre. Les gens ne réalisent pas que la guerre de Corée n'est pas terminée", a-t-il expliqué.

Un traité de paix en perspective ? Le président américain a ainsi semblé confirmer que le sommet du 27 avril pourrait être l'occasion d'évoquer la rédaction d'un traité de paix pour remplacer l'armistice qui a mis fin aux hostilités sur la péninsule à l'issue de la guerre (1950-53).

Le soutien du Japon. Insistant sur ses excellentes relations avec Shinzo Abe - "Nous nous parlons tout le temps" - Donald Trump a promis à ce dernier d'aborder, lors des négociations avec Pyongyang, la question des ressortissants japonais enlevés par la Corée du Nord dans les années 1970 et 1980. Cette question, très sensible sur l'archipel, est régulièrement mise en avant comme une priorité par le gouvernement japonais. À plusieurs reprises, Shinzo Abe a loué la "détermination inébranlable" et le "courage" de Donald Trump sur le dossier nord-coréen, louant une fermeté qui a abouti, selon ses termes, à "un changement majeur" dans l'attitude de Pyongyang.