COP24 : François de Rugy salue une "étape clé" de la lutte contre le changement climatique

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"Le chemin est encore long et difficile mais nous sommes maintenant collectivement mieux armés pour le parcourir", a estimé samedi François de Rugy. © BERTRAND GUAY / AFP
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François de Rugy a salué samedi l'adoption à la COP24 en Pologne des règles d'application de l'accord de Paris sur le climat.

Le ministre de la Transition écologique François de Rugy a salué samedi l'adoption à la COP24 en Pologne des règles d'application de l'accord de Paris, "une étape clé" de la lutte contre le changement climatique. "En nous dotant de règles claires et ambitieuses pour mettre en oeuvre l'Accord de Paris, la #COP24 marque une étape clé de la lutte contre le réchauffement climatique", a-t-il déclaré sur son compte Twitter. "Le chemin est encore long et difficile mais nous sommes maintenant collectivement mieux armés pour le parcourir", a-t-il ajouté.

"Nous avons ce soir un accord ambitieux". "Alors que beaucoup nous promettaient une COP perdue d'avance, alors que l'ambition climatique est sous le feu de vives critiques de plusieurs dirigeants de premier plan à travers le monde, nous avons ce soir un accord ambitieux, sans dévoyer nos engagements et nos objectifs", a encore estimé le ministre qui était venu à la COP la semaine dernière pour un sommet d'une journée.

Des outils mais pas plus. La 24ème Conférence de l'ONU sur le climat (COP24), réunie pendant deux semaines à Katowice, a doté samedi l'accord de Paris des outils qui lui donneront vie, mais sans s'engager à faire plus et plus vite contre le réchauffement climatique malgré l'urgence.

Des scientifiques tirent la sonnette d'alarme. Il y a quelques semaines, les scientifiques du Giec tiraient la sonnette d'alarme : dans un monde à +2°C, objectif minimal du pacte climatique de 2015, les impacts seraient bien plus importants que dans un monde à +1,5°C, limite idéale de l'accord. Mais pour rester sous +1,5°C, il faudrait réduire les émissions de CO2 de près de 50% d'ici 2030 par rapport à 2010, alors que les engagements actuels des Etats annoncent un monde à +3°C avec son lot de tempêtes, sécheresses, inondations...