Colombie : le gouvernement et l'ELN vont renouer contact

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L'ELN, la dernière guérilla active du pays, a signé un premier accord en vigueur depuis le 1er octobre dernier
L'ELN, la dernière guérilla active du pays, a signé un premier accord en vigueur depuis le 1er octobre dernier © LUIS ROBAYO / AFP
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Les pourparlers pour parvenir à la signature d'un cessez-le-feu vont reprendre entre l'ELN et le gouvernement colombien après avoir été suspendus pour protester contre une série d'attaques meurtrières contre des policiers.

Le gouvernement colombien et l'ELN, la dernière guérilla active du pays, renoueront la semaine prochaine en Equateur leurs contacts en vue de sauver les négociations de paix, trois semaines après l'échec d'un précédent cycle de discussions, a annoncé vendredi l'ELN.

Un cessez-le-feu comme objectif. Le négociateur en chef du gouvernement, Gustavo Bell, "sera de retour le 31 janvier à Quito", et "nous espérons qu'il viendra avec la consigne" d'entamer un nouveau cycle de négociations avec la guérilla, en vue de conclure un cessez-le-feu bilatéral, a précisé dans un communiqué l'Armée de libération nationale (ELN, guévariste).

Des pourparlers suspendus. Le président colombien Juan Manuel Santos avait suspendu le 10 janvier les pourparlers de paix qui se tenaient avec l'ELN à Quito, en Equateur, pour protester contre une série d'attaques attribuées à la guérilla, qui ont fait trois morts parmi les forces de l'ordre. La veille, les deux parties avaient entamé des pourparlers en vue de la prolongation de la trêve, qui était en vigueur depuis le 1er octobre. C'était la première fois de son histoire que cette guérilla, inspirée de la révolution cubaine et issue en 1964 d'une insurrection paysanne, signait un accord de ce type.

Un nouvel accord de paix. Juan Manuel Santos, dont le mandat s'achève en août prochain, espère sceller avec l'ELN un accord de paix similaire à celui, historique, conclu en novembre 2016 avec les Farc, qui étaient la principale guérilla du pays. En un demi-siècle, ce conflit armé impliquant des guérillas, des paramilitaires, des forces gouvernementales et des trafiquants de drogue, a fait au moins 260.000 morts, plus de 60.000 disparus et 7,4 millions de déplacés.