Colombie : le gouvernement dénonce de possibles projets d'attentat contre le président

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© RAUL ARBOLEDA / AFP
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Trois citoyens vénézuéliens ont été arrêtés en possession d'"armement de guerre". La Colombie est le principal pays d'accueil des migrants vénézuéliens qui fuient la crise économique que traverse le pays.

Le ministre colombien des Affaires étrangères colombien a dénoncé samedi l'existence de possibles projets d'attentat contre le président Ivan Duque. "Depuis plusieurs mois des investigations sont menées concernant de possibles attentats contre la vie du président", a déclaré le ministre des Affaires étrangères, Carlos Holmes Trujillo, dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux du ministère.

Ces arrestations "augmentent un peu plus les inquiétudes". Trujillo a annoncé dans cette même vidéo l'arrestation de trois citoyens vénézuéliens en possession d'"armement de guerre", sans donner plus de précisions. Ces arrestations "augmentent un peu plus les inquiétudes exprimées par les autorités sur le sujet", a-t-il ajouté.  Les menaces viennent "probablement" d'"acteurs internes et externes", d'après un communiqué distinct du ministère.

Cette annonce intervient alors que les relations entre Bogota et Caracas sont particulièrement tendues depuis les expulsions respectives de fonctionnaires des deux pays et le déploiement, le 10 décembre dernier, de bombardiers russes au Venezuela dans le cadre de manoeuvres militaires conjointes.  Le président Duque a demandé aux "pays défenseurs de la démocratie" de ne pas reconnaître le nouveau gouvernement du président Nicolas Maduro, qui entamera le 10 janvier un nouveau mandat après avoir été réélu lors d'élections boycottées par l'opposition et non reconnues par une partie de la communauté internationale.
Pour sa part, M. Maduro a accusé le prochain président du Brésil, Jair Bolsonaro, ainsi que le président colombien d'être impliqués dans un complot ourdi selon lui par Washington pour mener un coup d'Etat au Venezuela et l'assassiner.

Le gouvernement d'Ivan Duque a nié ces accusations et rejeté tout projet d'intervention militaire au Venezuela, avec lequel la Colombie partage une frontière de 2.200 kilomètres.