Climat : fin de COP tendue à Katowice

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Prévue pour se terminer vendredi, la COP de Katowice a pour but de définir un mode d'emploi de l'accord de Paris. © JANEK SKARZYNSKI / AFP
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Vendredi, la COP24 doit s'achever dans un climat compliqué mais elle pourrait être prolongée un peu afin que les pays s'accordent sur un texte final. 

Entre retards, désaccords et pressions de toutes parts, la 24ème conférence climat de l'ONU (COP24) se prépare à un finish intense, avec peut-être à la clé l'espoir d'un accord ambitieux pour l'application du pacte de Paris.

Encore des points clés à trancher. Prévue pour se terminer vendredi, la COP de Katowice devrait respecter la tradition et se prolonger un peu, anticipaient déjà les négociateurs. Ils ont reçu jeudi soir une nouvelle version du projet et devaient encore en trancher les points clés. Leur mission : trouver le mode d'emploi de l'accord de Paris, qui vise à limiter le réchauffement à 2°C, voire 1,5°C, par rapport au niveau pré-industriel.

Ce sprint final arrive après deux semaines agitées, crispées par un contexte géopolitique défavorable à la cause climatique, marquées par une controverse imprévue sur le rapport scientifique du Giec, et assombries par le retour des divisions entre pays du Nord et du Sud.

"Aujourd'hui, une situation pus compliquée". Alors ces dernières heures suffiront-elles ? "Il faut réussir le test de la COP24", rassure le négociateur malien Seyni Nafo, porte-parole du groupe Afrique. En 2015 à Paris "les étoiles étaient alignées. Aujourd'hui on est dans une situation plus compliquée, mais les choses vont peut-être rebondir en 2020-21. Entre temps, qu'au moins on produise des règles crédibles. C'est un signal que la communauté internationale enverrait à (Donald) Trump ou (Jair) Bolsonaro, qui se préparent déjà à faire des tweets. Il ne faut pas leur donner cette occasion !"

Quels délais ? Quelle aide du Nord pour le Sud ? Les implications du "mode d'emploi" ne sont pas anecdotiques. En vertu de l'accord de Paris, les engagements des pays pour réduire les gaz à effet de serre sont volontaires. Mais leur suivi doit être multilatéral, avec des règles de transparence, comme autant de "poutres" garantissant la solidité de l'édifice. À Katowice, cette discussion sur la manière dont les États devront rendre compte de leurs actions, a notamment été l'affaire des États-Unis et de la Chine. Le premier poussant, avec d'autres pays riches, pour des règles de suivi strict, et le second pour la flexibilité accordée aux pays en développement. Mais comment traduire cette flexibilité ? Faut-il y attacher un délai ? La question des financements des politiques climatiques est l'autre préoccupation des pays pauvres, notamment comment va s'organiser la montée des fonds promis par le Nord à partir de 2025.