Canada : Trudeau a enfreint la loi sur les conflits d'intérêts et "assume la responsabilité" de ses "erreurs"

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Justin Trudeau a enfreint la loi sur les conflits d'intérêts dans l'affaire SNC-Lavalin.
Justin Trudeau a enfreint la loi sur les conflits d'intérêts dans l'affaire SNC-Lavalin. © STR / AFP
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Le commissaire à l'éthique canadien a affirmé mercredi que le Premier ministre du pays, Justin Trudeau, avait enfreint la loi sur les conflits d'intérêts dans l'affaire SNC-Lavalin. Il a dit "assumer la responsabilité" de ses "erreurs".

S'il a toujours nié avoir mal agi, le Premier ministre canadien Justin Trudeau a enfreint la loi sur les conflits d'intérêts dans l'affaire SNC-Lavalin, selon le commissaire aux conflits d'intérêts et à l’éthique, Mario Dion, qui publie ce rapport à quelques mois des élections législatives.

"J'assume la responsabilité des erreurs que j'ai faites", a déclaré Justin Trudeau lors d'une conférence de presse. "Même si je suis en désaccord avec certaines de ses conclusions, j'accepte pleinement ce rapport et assume la responsabilité de ce qui s'est passé".

La polémique relancée autour de Trudeau ?

Selon ce rapport, Justin Trudeau a tenté de faire pression sur son ex-ministre de la Justice dans une procédure judiciaire visant la société SNC-Lavalin. Ce rapport, rédigé par un haut-fonctionnaire indépendant relevant du Parlement, risque de relancer la polémique sur ce scandale qui a secoué le gouvernement libéral de Justin Trudeau en début d'année.

Le Premier ministre canadien et son entourage avaient été accusés par l'ex-ministre de la Justice Jody Wilson-Raybould, qui est également procureure générale, d'avoir exercé sur elle des pressions "inappropriées" pour éviter un procès criminel au géant de l'ingénierie SNC-Lavalin, ce qu'elle a refusé de faire.

Un comportement "à l'encontre des principes constitutionnels"

"La position d'autorité dont bénéficient le Premier ministre et son Cabinet ont servi à contourner, à miner et finalement à tenter de discréditer la décision de la directrice des poursuites pénales ainsi que l'autorité de Jody Wilson-Raybould", a estimé dans un communiqué Mario Dion, commissaire aux conflits d'intérêts et à l'éthique.

L'entourage de Justin Trudeau a ainsi "demandé de façon irrégulière à la procureure générale de tenir compte d'intérêts politiques partisans dans cette affaire, ce qui va à l'encontre des principes constitutionnels bien établis encadrant l'indépendance du poursuivant et la primauté du droit", précise le communiqué.