Attentats au Sri Lanka : "Il n'est pas question de rentrer, on est en sécurité, ce n'est pas la guerre civile"

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Au lendemain des attentats qui ont fait 290 morts au Sri Lanka dimanche, Olivier Duflot, un guide touristique installé à Colombo assure que pour lui il n'est pas question de quitter le pays.
TÉMOIGNAGE EUROPE 1

Les attentats qui ont frappé le Sri Lanka dimanche ont fait 290 morts et 500 blessés et n'ont toujours pas été revendiqués. Mais malgré la série d'explosions qui a frappé des hôtels et des églises en pleine messe de Pâques, Olivier Duflot, un guide touristique installé dans le pays, se veut rassurant. Il décrit au micro d'Europe 1 la situation au lendemain de ces attentats.

Un aéroport étroitement surveillé

"C'est la foule à l'aéroport [de Colombo la capitale] parce que les contrôles ont été augmentés", explique le guide. "On est revenus à des check-points qu'on avait abandonnés depuis dix ans, depuis la fin de la guerre. Parce qu'il y a la crainte que des gens qui ont perpétré ces attentats veuillent fuir le pays. Tout est très contrôlé, donc on met plus de temps pour rejoindre l'aéroport."

Par ailleurs, une source policière a indiqué qu'une bombe "artisanale" avait été trouvée tard dimanche sur une route menant vers le principal terminal de l'aéroport, qui reste ouvert sous haute sécurité. Elle a été désamorcée avec succès par les forces aériennes sri-lankaises, a annoncé lundi la police locale.

"On est en sécurité, ce n'est pas la guerre civile"

"Aujourd'hui cela se passe bien à Colombo mais c'est un peu une ville morte. Le temps de l'enquête, beaucoup de quartiers sont fermés. Les 'tours' d'aujourd'hui sont reprogrammés", précise Olivier Duflot au micro d'Europe 1. "Pour nous c'est très dur aussi de voir ces Sri Lankais extrêmement tristes. Par contre il n'est pas question de rentrer parce qu'on est en sécurité, ce n'est pas la guerre civile dans les rues de Colombo. Mais c'est la surprise pour moi, pour mes proches et les autres Français."