Attaque de Londres : l'assaillant était un ex-prisonnier condamné pour terrorisme

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Un homme a tué deux personnes vendredi à Londres au couteau avant d'être abattu par la police. © DANIEL SORABJI / AFP
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Europe1.fr avec AFP , modifié à
L'homme qui a tué deux personnes vendredi lors d'une attaque "terroriste" au couteau à Londres avait été condamné pour des infractions terroristes en 2012. 

L'homme qui a tué deux personnes vendredi lors d'une attaque "terroriste" au couteau à London Bridge, avant d'être abattu par la police, était Usman Khan, 28 ans, un ex-prisonnier condamné pour terrorisme, a annoncé samedi le chef de l'antiterrorisme britannique, Neil Basu.

"Cet individu était connu des autorités, ayant été condamné en 2012 pour des infractions terroristes. Il a été remis en liberté conditionnelle en décembre 2018", a indiqué le responsable policier dans un communiqué, précisant qu'une perquisition était en cours dans un lieu du comté de Staffordshire, dans le centre de l'Angleterre, où il résidait. Selon certains médias locaux, il portait un bracelet électronique. D'après l'agence de presse PA, il avait été condamné à 16 ans de prison pour son appartenance à un groupe qui avait voulu commettre un attentat à la bombe à la Bourse de Londres, le London Stock Exchange, et établir un camp d'entraînement terroriste au Pakistan. 

Deux morts et trois blessés

Avant le début d'une réunion du comité de crise du gouvernement ("Cobra") dans la soirée, le Premier ministre Boris Johnson a dit avoir souligné "depuis longtemps" que "c'est une erreur de permettre aux criminels violents de sortir de prison de manière anticipée". Il a également souligné l’héroïsme des passants qui ont maîtrisé l'agresseur. 

Cette attaque, qualifiée de "terroriste" et survenue à l'endroit même où un attentat s'était déjà déroulé en 2017, à moins de deux semaines d'élections législatives anticipées au Royaume-Uni, a coûté la vie à un homme et une femme. 

Trois personnes, un homme et deux femmes, ont été blessées. L'une se trouvait vendredi soir dans un état "critique mais stable", une autre dans "un état stable" et une troisième a subi des "blessures moins graves", a précisé le patron du service public de santé britannique (NHS), Simon Steven.