Attaque chimique présumée en Syrie : Trump fait planer la menace militaire, décision imminente

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"C'était atroce", "horrible", a lancé Donald Trump à la Maison-Blanche au sujet de l'attaque présumée de samedi. © NICHOLAS KAMM / AFP
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avec AFP , modifié à
Les Etats-Unis vont sans doute attendre un vote mardi au Conseil de sécurité de l'ONU durant lequel la Russie devrait opposer son veto. 

Donald Trump était sur le point de répondre "avec force" à Damas et ses alliés, après une attaque chimique présumée en Syrie, blâmant la Russie qui met elle en garde contre "de graves conséquences" en cas de frappes occidentales. 

Vers un veto russe mardi ? Si les Etats-Unis font planer la menace d'une riposte militaire contre le régime syrien, ils pourraient attendre, pour passer à l'acte, un vote au Conseil de sécurité de l'ONU, probablement mardi, sur un projet de résolution américain créant un mécanisme d'enquête international sur l'usage des armes chimiques en Syrie. La Russie a d'ores et déjà prévenu que ce texte contient encore des "éléments inacceptables". Selon des experts, la Russie opposera certainement son veto à la résolution. "Cela donnera aux Etats-Unis et peut-être la France une excuse pour une action militaire", estime l'un d'eux, Richard Gowan, membre du Conseil Européen des relations internationales. 

Une réponse "avec force". "C'était atroce", "horrible", a lancé Donald Trump à la Maison-Blanche au sujet de l'attaque présumée de samedi aux "gaz toxiques" contre Douma, dernière poche rebelle aux abords de Damas. "Nous y répondrons avec force", a ajouté plus tard le président américain, promettant une décision lundi soir "ou très bientôt". Son ministre de la Défense Jim Mattis n'a pas exclu des frappes contre le régime syrien.

Deuxième entretien avec Macron. Pour la deuxième fois en deux jours, Donald Trump s'est entretenu au téléphone avec son homologue français Emmanuel Macron. Les deux présidents souhaitent "une réaction ferme" de la communauté internationale et vont "rester étroitement en contact", a rapporté l'Elysée.

 

Face-à-face tendu lundi à l'ONU. Dans ce contexte, une réunion d'urgence du Conseil de sécurité de l'ONU, réclamée notamment par les Etats-Unis, la France et le Royaume-Uni, a été lundi le théâtre d'un face-à-face tendu avec la Russie. Le trio occidental a clairement mis en cause le régime Assad pour l'attaque de samedi, qui a fait, selon les Casques Blancs et l'ONG médicale Syrian American Medical Society, plus de 40 morts dans la région de la Ghouta orientale que Damas est en passe de reconquérir intégralement. "Seul un monstre peut faire cela", a martelé l'ambassadrice américaine aux Nations unies Nikki Haley, et le moment est venu "où le monde doit voir que justice est rendue". "Il n'existe aucun doute sur les auteurs de cette nouvelle attaque", a renchéri l'ambassadeur français François Delattre. Mais ils ont également et durement mis en cause la Russie. "Quand le régime militaire syrien pilonne des civils, il le fait avec l'aide de la Russie", a insisté Nikki Haley.