Des bombardements sur des sites névralgiques du programme nucléaire iranien. Dimanche, les États-Unis ont largué des missiles Tomahawk et des bombes de type GBU57 sur les sites de Fordo, Natanz et Ispahan. Une attaque "très réussie" selon les mots de Donald Trump, qui éloigne "pour une bonne durée" la menace d'une bombe nucléaire iranienne, estime au micro d'Europe 1 David Rigoulet-Roze. Mais pour autant, ce chercheur et spécialiste du Moyen-Orient avertit : "Ce n'est pas la fin de la question nucléaire iranienne."
"Il y a un acquis scientifique sur le nucléaire iranien qui est irréversible"
"De toute façon, il y a un acquis scientifique sur le nucléaire iranien qui est irréversible. C'est un programme qui a été lancé depuis plusieurs décennies, qui a mobilisé des dizaines de milliers de scientifiques, de techniciens, et on ne revient pas sur ces acquis."
Et si bien entendu, les modalités pratiques "d'une conception éventuelle" d'une militarisation nucléaire est "retardée de manière très importante", "la question de fond n'est pas réglée totalement."