Assassinat de Kennedy : "Je doute qu'on apprenne de nouveaux éléments"

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Des milliers de nouveaux documents sur l'assassinat de John F. Kennedy, gardés secrets pendant plusieurs décennies, vont être déclassifiés jeudi.
INTERVIEW

C'est une journée que les Américains attendent depuis des décennies. Jeudi, 3.100 documents sur l'assassinat de John F. Kennedy, qui n'ont encore jamais été dévoilés au public, devraient finalement être publiés, ainsi que la version complète de dizaines de milliers de documents qui avaient auparavant été caviardés (c'est-à-dire privés de leur contenu le plus sensible).

Mais pour Constance Borde, ancienne présidente de Democrats Abroad France, la montagne pourrait accoucher d'une souris. "Je ne suis pas sûre que l'on apprenne de nouveaux éléments sur la mort de JFK", estime-t-elle au micro d'Europe 1 Matin, jeudi. 

Théories du complot. Moment charnière de l'histoire des Etats-Unis, l'assassinat le 22 novembre 1963 du jeune président à Dallas, au Texas, alimente depuis des décennies les théories de la conspiration, certains doutant que le tireur, Lee Harvey Oswald, soit seul responsable. "Aujourd'hui, une majorité d'entre eux pensent qu'il y a une histoire derrière. (…) Il était loin, et c'était tellement inimaginable qu'il puisse tuer quelqu'un avec deux balles. D'autant que Kennedy était une personne problématique pour beaucoup de monde : la mafia, la CIA, pour la politique américaine. N'oublions pas que l'on était au début de la guerre du Vietnam", souligne Constance Borde. 

"On n'en saura jamais plus". Cinq millions de documents environ sur l'assassinat de John F. Kennedy, provenant essentiellement des services de renseignement, de la police et du ministère de la Justice, sont conservés à Washington derrière les murs des Archives nationales. L'immense majorité, 88%, ont déjà été révélés au public, selon cette institution et 11% ont été publiés après avoir été caviardés. Pour Constance Borde, "Oswald était sûrement poussé par un idéal quelconque, et on n'en saura jamais plus sur cette question." 

 

Europe 1
Par A.H.