Affaire Skripal : l'Otan retire leurs accréditations à 7 membres de la mission russe

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"Les comportements dangereux et irresponsables ont un coût et des conséquences", a déclaré Jens Stoltenberg.
"Les comportements dangereux et irresponsables ont un coût et des conséquences", a déclaré Jens Stoltenberg. © JOHN THYS / AFP
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Après l'UE et les États-Unis, l'Otan a annoncé mardi le retrait des accréditations de sept membres de la mission russe, en représailles de l'affaire Skripal. 

L'Otan a décidé de retirer leurs accréditations à sept membres de la mission russe et de rejeter trois demandes d'accréditation supplémentaires pour sanctionner l'attaque contre un ancien agent russe au Royaume-Uni, a annoncé mardi son secrétaire général Jens Stoltenberg. "Un message clair est ainsi adressé à la Russie : les comportements dangereux et irresponsables ont un coût et des conséquences", a déclaré Jens Stoltenberg au cours d'un point de presse au siège de l'Alliance, à Bruxelles.

"Des conséquences". Les sept ressortissants russes privés de leurs accréditations par l'Otan vont être expulsés de Belgique, a précisé à l'AFP une source proche du dossier. La mission de la Russie auprès de l'Otan sera ainsi réduite à 20 membres. Ces expulsions massives vont avoir des conséquences sur les opérations menées par la Russie, car elle aura "une capacité réduite pour faire du travail de renseignement dans les pays de l'Otan et dans les pays dont ils sont expulsés ", a ajouté Jens Stoltenberg.

Relents de Guerre froide. Au lendemain de la décision des Etats-Unis et de l'UE d'expulser par dizaines des diplomates russes, l'Alliance atlantique sanctionne à son tour la Russie, accusée par Londres d'être responsable de l'empoissonnement de Sergueï Skripal. Cet empoisonnement survenu le 4 mars à Salisbury a pris des allures de confrontation Est-Ouest, les alliés occidentaux désignant la Russie d'une même voix. La Belgique, qui a décidé lundi de renvoyer à son tour un diplomate russe, porte à 24 le nombre de pays qui ont expulsé au moins 117 diplomates russes dans le cadre de représailles coordonnées du camp occidental, sans précédent même du temps de la Guerre froide.

Macron et Trump "saluent la forte réaction internationale". Emmanuel Macron s'est entretenu mardi avec Donald Trump et tous deux ont "salué la forte réaction internationale après l'attaque de Salisbury", a indiqué l'Élysée dans un communiqué, à moins d'un mois de la visite d'État du président français aux États-Unis. "Les mesures adoptées par les États-Unis, l'Union européenne, l'Otan ainsi que plusieurs États membres de ces deux organisations soulignent la solidarité envers le Royaume-Uni et la condamnation sans équivoque de l'emploi de l'arme chimique", estime la présidence française, pour qui une telle menace "ne pouvait rester sans réponse".