Accord entre sept pays européens, les migrants du Sea-Watch vont débarquer

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Les 47 migrants secourus par le Sea-Watch 3 sont bloqués depuis douze jours en Méditerranée.
Les 47 migrants secourus par le Sea-Watch 3 sont bloqués depuis douze jours en Méditerranée. © FEDERICO SCOPPA / AFP
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Les 47 migrants bloqués depuis douze jours sur le Sea-Watch 3 vont pouvoir débarquer en Italie après qu'un accord de répartition a été trouvé avec six autres pays européens, dont la France.

Le chef du gouvernement italien, Giuseppe Conte, a annoncé mercredi qu'un accord de répartition avec six autres pays européens allait permettre de faire débarquer en Italie "dans les prochaines heures" les 47 migrants bloqués depuis douze jours sur le Sea-Watch 3.

Italie, France, Allemagne, Portugal, Malte, Roumanie et Luxembourg. "Le Luxembourg est venu se rajouter à la liste des pays amis qui ont répondu à notre invitation (de prendre des migrants, ndlr). Maintenant nous sommes sept pays. Dans les prochaines heures, les opérations de débarquements vont commencer", a déclaré Giuseppe Conte devant la presse à Milan (nord). Les sept pays concernés sont l'Italie, la France, l'Allemagne, le Portugal, Malte, la Roumanie et le Luxembourg, selon les médias italiens.

Actuellement au large de la Sicile. Le Sea-Watch 3, affrété par l'ONG allemande Sea-Watch et battant pavillon néerlandais, se trouve actuellement au large de Syracuse, dans le sud-est de la Sicile, où il a été autorisé à venir s'abriter du mauvais temps. Une réunion a eu lieu à la préfecture de Syracuse mercredi matin probablement pour organiser le débarquement, selon les médias. Comme lors du débarquement début janvier à Malte d'autres migrants secourus par le Sea-Watch 3 et restés bloqués plus de deux semaines en mer, il est probable que le navire restera au large et confiera les migrants à des vedettes des autorités qui les porteront à terre.

Lundi soir, lors d'un sommet de sept pays européens du Sud à Nicosie, le président français Emmanuel Macron avait annoncé que la France était prête "pour un partage de la prise en charge" des 47 migrants. Le ministre italien de l'Intérieur Matteo Salvini avait pour sa part assuré que les migrants ne pourraient mettre pied à terre en Italie que s'ils partaient ensuite vers l'Allemagne, le pays de l'ONG, ou les Pays-Bas, le pavillon du navire.