À l'ONU, Macron lance un effort de conciliation Trump-Rohani de dernière minute

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Emmanuel Macron a poursuivi, mardi soir, ses efforts de médiation entre les États-Unis et l'Iran.
Emmanuel Macron a poursuivi, mardi soir, ses efforts de médiation entre les États-Unis et l'Iran. © Ludovic MARIN / AFP
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Le président français a estimé que les conditions d'une négociation entre les États-Unis et l'Iran étaient réunies et qu'il appartenait désormais à ces deux pays de s'en "saisir" pour avancer vers un accord.

Le président français Emmanuel Macron, qui poursuit ses efforts de médiation entre Iran et États-Unis, a eu une nouvelle entrevue mardi en fin d'après-midi à New York avec son homologue iranien Hassan Rohani, après avoir rencontré brièvement Donald Trump, a annoncé l'Élysée.

Ce second rendez-vous Macron-Rohani en 24 heures, non annoncé à l'agenda, intervient après de nouveaux échanges tendus entre les deux pays, Donald Trump ayant menacé de durcir les sanctions contre Téhéran à la tribune de l'Assemblée générale de l'ONU. "Je considère que les conditions d'une reprise rapide d'une négociation ont été créées", a-t-il déclaré devant la presse à New York, ajoutant que cela pouvait passer par une "rencontre" des présidents Donald Trump et Hassan Rohani ou par un processus plus "progressif".

"Tout dépend de la volonté de chacun"

Le président Macron a réitéré son souhait que les deux dirigeants saisissent l'opportunité de leur présence concomitante à New York à l'occasion de l'Assemblée générale des Nations Unies pour une telle rencontre. "Après, tout dépend de la volonté de chacun", a-t-il ajouté, en précisant que pour sa part il ne modifierait pas son emploi du temps et rentrerait dans la nuit à Paris, sans attendre une éventuelle rencontre.

Au G7 de Biarritz, le président français avait annoncé avoir obtenu un accord de principe du président iranien, comme de Donald Trump, pour une première rencontre entre les deux dirigeants. A la tribune de l'ONU, il a encore appelé Iran et Etats-Unis à engager des négociations afin d'éviter un "risque d'embrasement" dans la région. 

La situation dans le Golfe s'est encore tendue après les frappes contre l'Arabie le 14 septembre, dont les Etats-Unis, puis la France, le Royaume-Uni et l'Allemagne ont accusé l'Iran d'être responsable, ce que Téhéran dément. "Les objectifs de ces négociations doivent être d'abord la pleine certitude que l'Iran ne se dote jamais de l'arme nucléaire, ensuite une sortie de crise au Yémen, troisièmement un plan de sécurité régionale intégrant les autres crises de la région et la sécurité des flux maritimes, enfin une levée des sanctions économiques", a proposé le président français.