Les escargots du désert se servent de leur coquille comme climatiseur naturel

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Pour survivre aux chaleurs extrêmes du désert, certains escargots se servent de leur coquille qui réfléchit la lumière brûlante du soleil et dans laquelle est créé un micro courant d’air. En somme, ces coquilles sont des climatiseurs naturels, et cette technique pourrait bien être reproduite dans nos bâtiments.

Une climatisation naturelle pour un petit gastéropode qui vit dans le désert israélien où les températures dépassent parfois les 50 degrés. Son nom : le sphincterochilla, et s’il n’avait pas inventé la clim, ce serait pour lui la cuisson garantie. Pour cela, la nature l’a doté d’une coquille intégralement blanche qui réfléchit le rayonnement solaire. D’autre part, il a intégré dans son petit cerveau d’escargot, une loi physique de base qui lui permet une ventilation à l’intérieur même de sa coquille.

Un escargot capable de créer du vent

Ce qui crée le vent, c’est la différence de pression qu’il y a entre deux masses d’air. La pression, c’est le poids de l’air. Plus l’air est froid plus il est lourd, tandis que plus l’air chaud plus il est léger. L’escargot l’a parfaitement compris pour créer son courant d’air personnel. Lorsque le soleil devient brûlant, l’escargot va remonter dans les spirales de sa maison que l’on appelle les verticilles, des compartiments qui vont lui permettre de se retirer à l’étage supérieur.

A ce moment-là, comme il n’occupe pas l’intégralité de la coquille, l’air va rentrer dans la partie basse et créer un différentiel de température entre le haut et le bas de la coquille de plus de quinze degrés. De cette différence de température va naître un micro courant d’air rafraîchissant qui va permettre à l’escargot de ventiler son habitat et donc de survivre.

De la coquille de l’escargot à nos buildings

Des étudiants iraniens de l’université des arts d’Ispahan ont imaginé des bâtiments avec une climatisation naturelle et mécanique, calquée sur la stratégie d’adaptation des escargots pour créer des courants d’air. Il n’est donc plus besoin de refroidir l’air, à l’heure où la climatisation abusant des énergies fossiles est montrée du doigt car elle participe allègrement au réchauffement climatique. La méthode de l’escargot pourrait venir thermoréguler naturellement nos infrastructures. Une aubaine pour les nouvelles constructions dans les pays où il fait très chaud, comme sous nos latitudes où les canicules deviennent récurrentes.

Europe 1
Par Fanny Agostini, édité par Léa Beaudufe-Hamelin