Une mère de famille retrouvée morte, son ex-compagnon arrêté

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Le parquet a confié les investigations à la section de recherches de la gendarmerie de Poitiers.
Le parquet a confié les investigations à la section de recherches de la gendarmerie de Poitiers. © JEAN-PHILIPPE KSIAZEK / AFP
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Mercredi, une mère de famille de 39 ans a été retrouvée morte dans son domicile près de Poitiers. Son ex-compagnon a été interpellé.

Une mère de famille de 39 ans a été retrouvée morte mercredi dans son domicile près de Poitiers, et un homme présenté comme son ex-compagnon a été interpellé, a indiqué le parquet. Le procureur de la République de Poitiers, Michel Garrandaux, a confirmé le décès violent de cette femme, Sarah V., mère de trois enfants, dans son pavillon de Maillé, un village à une vingtaine de km de Poitiers (Vienne).

"La victime a vraisemblablement été tuée au fusil"

"La victime a vraisemblablement été tuée au fusil, c'est l'autopsie qui devra nous le confirmer", a indiqué le procureur. Un homme présenté comme son ex-compagnon a été interpellé et placé en garde à vue pour "procéder à des vérifications", a ajouté le procureur, sans plus de détails. Le parquet a confié les investigations à la section de recherches de la gendarmerie de Poitiers. En 2018, 121 femmes ont été tuées en France par leur compagnon ou ex-compagnon, soit une tous les trois jours, selon le ministère de l'Intérieur.

Paris : hommage aux victimes de féminicides devant l'hôtel de ville

Un hommage aux femmes tuées par leur compagnon ou ex-compagnon depuis le début de l'année a été rendu mercredi sur le parvis de l'hôtel de ville de Paris, avec les noms de 97 victimes dévoilées sur la façade du monument. Lors de ce rassemblement d'environ 300 personnes, la comédienne Eva Darlan a égrené les noms des victimes et apostrophé l'exécutif qui va lancer la semaine prochaine un Grenelle des violences faites aux femmes. 

"Le Grenelle est une façon comme une autre de ne rien faire. Nous sommes dans un état d'urgence. Nous savons comment arrêter cette hécatombe. Il suffit d'appliquer les lois", a martelé l'actrice. "Il est hors-la-loi pour un policier de refuser de prendre une plainte, mortifère pour un magistrat de classer un dossier sans suite, indigne pour un Etat de ne pas héberger des femmes et enfants qui ont besoin de protection", a-t-elle insisté en réclamant un budget "d'un milliard d'euros".