Une boucherie des Yvelines caillassée, un tag antispéciste retrouvé sur place

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Le boucher a déposé plainte lundi auprès du commissariat de Vélizy. (Image d'illustration). © Philippe HUGUEN / AFP
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Cette action, survenue dans la nuit de dimanche à lundi, n'a pas été revendiquée. La sûreté urbaine de Versailles a ouvert une enquête.

Une boucherie de Jouy-en-Josas, dans les Yvelines, a été la cible d'un caillassage dans la nuit de dimanche à lundi et un tag antispéciste a été retrouvé sur place, a indiqué une source policière mardi, confirmant une information du Parisien qui évoque un "commando" vegan. La vitrine et la porte d'entrée du magasin ont été dégradées par plusieurs projectiles et une inscription "Stop spécisme" retrouvée tracée sur la vitrine, selon cette même source.

Des militants jugés à Versailles. Le boucher a porté plainte lundi auprès du commissariat de Vélizy et l'enquête a été confiée à la sûreté urbaine de Versailles. L'opération n'a pas été revendiquée, selon la source policière. Contactées, les associations antispécistes L214 et 269 Libération animale, dont plusieurs militants étaient jugés lundi à Versailles pour s'être introduits illégalement dans un abattoir, ont indiqué ne pas être à l'origine de cette action.

Le ras-le-bol de la profession. Les bouchers-charcutiers doivent être reçus dans la matinée au ministère de l'Intérieur pour évoquer les attaques qu'ils subissent depuis plusieurs mois de la part de groupuscules antiviande et antiélevage. La semaine dernière, les bouchers avaient publié une lettre adressée au ministre Gérard Collomb dans laquelle ils réclamaient la protection de la police. Dans les Hauts-de-France, sept boucheries ont en effet été aspergées de faux sang en avril, une boucherie et une poissonnerie ont été vandalisées, leurs vitrines brisées et les façades taguées de l'inscription "stop au spécisme". Selon l'interprofession, des précédents ont également eu lieu en Occitanie, ainsi qu'à Angers.

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