Un détenu profite de la fin d'un parloir pour sortir de prison, un gardien le rattrape in extremis

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Le parquet de Grasse a ouvert une enquête, confiée au commissariat local, du chef d'évasion.
Le parquet de Grasse a ouvert une enquête, confiée au commissariat local, du chef d'évasion. © VALERY HACHE / AFP
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Un détenu a réussi samedi à s'évader en sortant avec les familles, à l'issue d'un parloir à la maison d'arrêt de Grasse, dans les Alpes-Maritimes, avant d'être rattrapé in extremis par un gardien.

Un détenu âgé d'une trentaine d'années et mis en examen pour "viol, violences habituelles et assassinat", a réussi à quitter la prison de Grasse dans les Alpes-Maritimes en accompagnant les visiteurs venus au parloir samedi matin, a appris l'AFP de sources concordantes, confirmant une information de Nice-Matin.

Erreur humaine ou faille dans le dispositif ?

"À l'issue du troisième et dernier tour de parloir de la matinée, le détenu a réussi, on ne sait encore par quel subterfuge, à se mélanger avec les familles et à sortir de la prison", explique une source syndicale. "Au moment où il se trouvait déjà dehors, sur la route, il a été repéré par un agent. Il s'est mis alors à courir pour lui échapper mais il a finalement pu être rattrapé par notre collègue", poursuit cette source.

"Il existe deux circuits lors des parloirs, un pour les visiteurs et un pour les détenus, avec des rencontres qui se font dans des cabines individuelles. Il est théoriquement impossible qu'un détenu se retrouve dans le circuit des familles. Quelque chose n'a pas fonctionné, il y a soit une erreur humaine, soit une faille dans le dispositif", estime encore cette source syndicale.

Le parquet ouvre une enquête

Le parquet de Grasse a ouvert une enquête, confiée au commissariat local, du chef d'évasion. "Des investigations vont être menées, notamment pour savoir si le détenu avait préparé son coup", a indiqué Fabienne Atzori, procureur de la République à Grasse, qui est dans l'attente des premières auditions des gardiens et du rapport de l'Administration pénitentiaire.

Le détenu avait été placé sous mandat de dépôt en octobre dernier à la suite de la plainte d'une jeune femme au commissariat de Cannes, faisant état de faits de prostitution sous la contrainte. Les policiers avaient fait le rapprochement avec la disparition d'une autre jeune femme, dont le corps n'a pas été retrouvé et qui était une relation du mis en cause. En 2007, un autre détenu, Pascal Payet, une figure du grand banditisme, avait réussi à s'évader par hélicoptère de cette prison ouverte sur les hauteurs de Grasse en 1992. Sa cavale avait duré deux mois.