Tourcoing : deuxième nuit de violences urbaines

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Des renforts policiers ont été envoyés sur place. Photo d'illustration.
Des renforts policiers ont été envoyés sur place. Photo d'illustration. © AFP
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Samedi soir, à Tourcoing, une intervention pour un rodéo dans un quartier de la ville avait été suivie de jets de projectiles sur les forces de l'ordre. Des violences urbaines ont de nouveau eu lieu dimanche soir, sans faire de blessé, indique la préfecture. 

Des violences urbaines ont eu lieu dimanche soir à Tourcoing, dans le Nord, pour le deuxième soir consécutif, sans faire de blessé, a-t-on appris auprès de la préfecture et de source policière.

Après une soirée marquée samedi par des jets de projectiles sur les forces de l'ordre à la suite d'une intervention pour un rodéo dans le quartier Croix Rouge, la préfecture a indiqué dimanche soir que des "incidents" étaient toujours en cours vers minuit, avec à nouveau des jets de projectiles, sans déplorer de blessé.

Le directeur zonal de la sécurité publique dans les Hauts-de-France, Jean-François Papineau, a fait état d'une "agitation d'une plus grande ampleur (que samedi, ndlr) de la part de quelques groupes d'individus", ajoutant que la situation était "maîtrisée par le dispositif policier sur place". Des renforts policiers ont été envoyés dans la quartier Bourgogne de Tourcoing en début de soirée, selon des sources syndicales.

De premiers heurts samedi soir

Lors des troubles de samedi, "deux individus ont été placés en garde à vue vers 19 heures à la suite d'un rodéo motorisé", a indiqué à l'AFP la procureur de la République à Lille, Carole Etienne. Après ce rodéo, vers 23 heures, les policiers sont intervenus "pour un feu de véhicule positionné en milieu de chaussée et ont été la cible de jets de mortiers et de pierres" et un autre individu, mineur, a alors été interpellé, a poursuivi Carole Etienne. Il doit être déféré lundi devant le juge des enfants.

Des "tentatives d'agitation" ont également eu lieu samedi dans le quartier de Lille Moulins, avec des tirs de mortiers d'artifices, selon Jean-François Papineau.

"La lutte contre le trafic de stupéfiants dans les quartiers s'est intensifiée depuis sept ou huit mois, ce qui fait monter les tensions, qui s'expriment à la tombée du jour", a-t-il souligné. "Les violences urbaines, cela n'arrête pas, un peu partout dans les Hauts-de-France", a déploré Arnaud Boutelier, secrétaire régional du syndicat de police Alliance dans les Hauts-de-France.