Sciences po Toulouse : un ex-étudiant en garde à vue dans l'enquête pour viol

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© Lionel BONAVENTURE / AFP
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Un ancien étudiant de Sciences Po Toulouse a été placé en garde à vue vendredi dans le cadre d'une enquête préliminaire pour viol. Depuis une semaine, les prestigieux Instituts d'études politiques (IEP) sont touchés par une vague de témoignages d'étudiantes faisant état de violences sexuelles.

Un ex-étudiant de Sciences Po Toulouse était en garde à vue vendredi dans le cadre d'une enquête préliminaire pour viol, a-t-on appris auprès du parquet, à l'issue d'une semaine marquée par la dénonciation des violences sexuelles dans les IEP.
Selon La dépêche du midi qui a révélé la garde à vue, la plaignante a été entendue par la police le 6 février et a pu donner une description du mis en cause. Depuis une semaine, les prestigieux Instituts d'études politiques (IEP) sont touchés par une vague de témoignages d'étudiantes faisant état de violences sexuelles.

Des faits qui remontent à septembre 2018

Ces étudiantes se disant victimes ou témoins de comportements et violences sexistes, y compris des viols, ont multiplié les messages sur les réseaux sociaux avec le mot-dièse #sciencesporcs qui s'inspire de #balancetonporc, lancé en octobre 2017 après la mise en cause du producteur américain Harvey Weinstein. Mardi, Olivier Brossard, le directeur de l'IEP de Toulouse a, lors d'une conférence de presse, livré les "faits (qui) remontent à septembre 2018, dans le contexte d'une soirée 'd'intégration'". 

Fin décembre, la victime est venue voir le responsable de Sciences Po Toulouse et a donné son identité. Elle a alors été prise en charge et "nous l'avons incitée à nous donner le nom de l'agresseur et un témoignage écrit", a encore indiqué Olivier Brossard.

À Grenoble, le procureur Eric Vaillant a pour sa part affirmé avoir ouvert des enquêtes après avoir reçu "deux signalements d'agression sexuelle par la direction de Sciences Po Grenoble les 25 janvier et 8 février."  Vendredi, plusieurs dizaines d'étudiants des IEP de Strasbourg et Grenoble se sont réunis pour dénoncer la culture du viol présente, selon eux, dans leurs établissements. "Nos IEP restent marqués par la culture du viol", a ainsi déclaré Loriane Guidal, étudiante et co-présidente du collectif féministe Arc-en-Ci.elles. "Il nous semble que la culture 'Grande école' favorise ces violences et l'omerta qui les entoure", a-t-elle ajouté.