Paris : nouvelle agression d'une prostituée trans au Bois de Boulogne

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Une enquête pour "vol commis avec violences et violences volontaires avec arme par destination" a été ouverte et confiée au commissariat du 16ème arrondissement de Paris. Image d'illustration. © THOMAS SAMSON / AFP
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Elle a été agressée "tôt lundi matin" par des hommes descendus d'une voiture, a indiqué une source policière.

Un mois après la mort d'une prostituée trans qui tentait d'empêcher un client de se faire dépouiller dans le Bois de Boulogne à Paris, une autre travailleuse du sexe a été agressée dans la nuit de lundi à mardi, a-t-on appris de sources concordantes.

Dépouillée de son sac et agressée. Une prostituée transgenre a été agressée dans le Bois de Boulogne "tôt lundi matin", son pronostic vital n'est pas engagé, selon une source policière confirmant une information du journal Le Parisien. Des hommes descendus de voiture ont subtilisé son sac et l'ont agressée, selon une source policière. La victime s'est alors postée devant la voiture qui a démarré et l'a heurtée. Une enquête pour "vol commis avec violences et violences volontaires avec arme par destination" a été ouverte et confiée au commissariat du 16ème arrondissement de Paris. 

Une prostitué tuée en août dernier. Dans la nuit de 16 au 17 août, Vanesa Campos, une travailleuse du sexe de 36 ans d'origine péruvienne, avait été tuée par balle alors qu'elle tentait d'empêcher plusieurs hommes de dépouiller un client dans ce haut lieu de la prostitution parisienne. Huit personnes avaient été interpellées le 21 août et cinq d'entre elles ont été mises en cause pour "meurtre commis en bande organisée" et "vols en réunion avec dégradations" dans le cadre de cette enquête confiée à la brigade criminelle.

La loi qui pénalise les clients pointée du doigt. Ce meurtre avait suscité l'émoi de plusieurs associations, qui ont dénoncé, lors d'un rassemblement en son hommage, l'inertie des pouvoirs publics et la "responsabilité politique" liée à la loi d'avril 2016 qui a notamment introduit la pénalisation des clients des prostitués. Les organisations, dont l'association de défense des personnes trans Acceptess-T, demandent l'abrogation de ce texte qui ferait baisser les revenus des prostituées et les obligerait à exercer dans des endroits plus isolés, à l'écart de la police, où elles sont davantage exposées aux agressions.