Marseille : un adolescent torturé et brûlé dans une cave

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Le jeune homme est connu des services de police pour trafic de stupéfiants. (Photo d'illustration)
Le jeune homme est connu des services de police pour trafic de stupéfiants. (Photo d'illustration) © PATRICK KOVARIK / AFP
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Un adolescent de 16 ans, connu des services de police pour trafic de stupéfiants, souffre de brûlures au troisième degré. Une enquête a été ouverte.

Un adolescent de 16 ans a été conduit à l'hôpital mardi après avoir été séquestré dans une cave de la cité Félix-Pyat, dans le 3ème arrondissement de Marseille, sur fond de guerre des stups, dévoile La Provence.

Connu des services de police

Le jeune homme aurait été torturé, notamment au chalumeau. Il souffre de brûlures au troisième degré, au bras et au sexe. Après avoir été libéré par des jeunes de la cité, la victime aurait été transportée à l'hôpital par un automobiliste, où il a ensuite été pris en charge. Ses jours ne sont pas en danger.

L'adolescent est connu des services de police pour des faits de trafic de stupéfiants. Originaire de Chartres, dans l'Eure-et-Loir, il se serait enfui du foyer dans lequel il avait été placé, avant de rejoindre Marseille où il vendait de la drogue. Le 9 août dernier, il avait été interpellé dans le 14ème arrondissement de Marseille, à la cité des Micocouliers, pour trafic de stupéfiants.

Surpris par des dealers

Une enquête pour "violences accompagnées ou suivies d'actes de torture ou de barbarie et séquestration" a été confiée à la direction interrégionale de la police judiciaire (DIPJ) de Marseille. Aucune interpellation n'a eu lieu à ce stade. 

Le jeune homme aurait récupéré des stupéfiants qu'il avait cachés à la cité des Micocouliers pour ensuite aller les revendre à la cité Félix-Pyat, un quartier sensible en proie au trafic de drogue. Il aurait alors été surpris par d'autres dealers. Interrogé sur ses agissements et sa présence dans cette cité, l'adolescent leur aurait déclaré qu'il travaillait en "freelance". Insatisfaits de cette réponse, les dealers l'auraient ensuite violenté.

Lors de sa première audition, la victime a confirmé l'essentiel des premiers éléments recueillis lors de l'enquête, rapporte le quotidien régional.