Marseille : 600 permis de conduire délivrés à des personnes qui n'avaient pas le code

, modifié à
  • A
  • A
Plus de 600 permis ont été délivrés à des personnes qui n'avaient pas leur code de la route.
Plus de 600 permis ont été délivrés à des personnes qui n'avaient pas leur code de la route. © KENZO TRIBOUILLARD / AFP
Partagez sur :
Cinq individus soupçonnés d'avoir facilité l'obtention du permis à des conducteurs qui n'avaient pas le code ont été mis en examen dans la région de Marseille.

Cinq personnes ont été arrêtées pour escroquerie le 12 novembre à Marseille, dans les Bouches-du-Rhône, à Nice, dans les Alpes-Maritimes et à La Seyne-sur-Mer, dans le Var, a révélé jeudi Le Point. Elles sont soupçonnées d'avoir aidé 600 individus à obtenir leur permis de conduire sans avoir passé l'examen du code de la route, et même, dans certains cas, sans savoir lire le français. La tête pensante du groupe et son principal associé ont été placés en détention provisoire, tandis que les trois autres se trouvent sous contrôle judiciaire. 

Des complices envoyés passer le code à la place des candidats. Les malfaiteurs inscrivaient leurs "clients" à l'examen du code et du permis en candidats libres, et envoyaient des complices leur ressemblant le passer à leur place, avec leurs papiers d'identités. Une fois le précieux sésame obtenu, les vrais candidats, souvent des ressortissants étrangers, pouvaient se contenter de passer l'épreuve de conduite. 

Une cinquantaine de documents d'identité saisis. Chaque permis était négocié à plusieurs milliers d'euros, selon les enquêteurs, qui estiment que les escrocs ont exercé leur activité pendant 18 mois avant d'être interpellés. Lors des perquisitions, une cinquantaine de documents d'identités authentiques ont été saisis, ainsi que plus de 1.000 euros en liquide et une voiture. La police travaille désormais à remonter la piste de la totalité des bénéficiaires de l'escroquerie.  

"Cette affaire met en exergue la nécessité d'une plus grande vigilance, notamment dans les centres d'examen du code", ont confié les enquêteurs au Point.

Les + lus