INFORMATION EUROPE 1 - "Gilets jaunes" : 200 militants d'ultra-droite ont participé aux débordements à Paris

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Gilets jaunes Paris
Des partisans de groupuscules d'extrême-droite se sont mêlés aux manifestants, samedi à Paris. © FRANCOIS GUILLOT / AFP
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Selon les informations d'Europe 1, 200 militants de groupuscules d’extrême droite, ont pris part aux débordements qui ont lieu lors de la mobilisation des "gilets jaunes" samedi, à Paris.

INFO EUROPE 1

Des feux de palettes et de barricades sous les illuminations de Noël, dans un nuage de fumées et de lacrymo : c’est l’image impressionnante qui restera du deuxième samedi de mobilisation des "gilets jaunes". Ils étaient finalement moins de 10.000 à avoir rejoint la capitale mais c’est donc sur les Champs-Élysées que toutes les tensions se sont cristallisées avec des dégradations. La faute, notamment, à environ 200 militants de groupuscules d'extrême-droite, selon les informations recueillies par Europe 1.

Des militants mêlés aux gilets jaunes. Au total, 130 personnes ont été placées en garde-à-vue hier dans toute la France dont 69 rien qu’à Paris. Le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner a dénoncé un "durcissement" et la présence de partisans de groupuscules d’extrême droite. Selon les informations d'Europe 1, ils étaient près de 200 à se mêler aux gilets jaunes sur les Champs-Élysées. Des militants d’ultra-droite dont les autorités avaient repéré l‘engouement pour le mouvement ces derniers jours. D’après nos informations, ils appartenaient à des groupes comme Génération identitaire ou le GUD. Un grand nombre étaient par ailleurs venus de région.

Des "gilets jaunes" sans appartenance mais préparés. Actifs dans les heurts, ils n’ont pour autant pas été meneurs : des "gilets jaunes" sans appartenance politique se sont aussi montrés très virulents, voire préparés. "Certains étaient équipés notamment de masques et de lunettes de piscine contre les lacrymo", indique un membre d’un syndicat de police qui a suivi attentivement les événements. D’ailleurs, ces activistes d’extrême-droite ne feraient pas partie des personnes interpellées. Selon nos informations, parmi les gardés à vue, un profil domine : l’homme européen, inconnu des services de police, âgé de 25 à 40 en moyenne, venu de province. Nombre des gens arrêtés l'ont été pour "jet de projectiles".

Enfin, toujours selon nos informations, les autorités ont été surprises par la véhémence des manifestants, la profonde exaspération et l’anti-parisianisme qu’ils exprimaient, au-delà de toute récupération politique.