INFO EUROPE 1 - Après avoir tué un septuagénaire, un homme avoue dans une lettre et se suicide

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Le meurtrier a avoué les faits dans une lettre.
Le meurtrier a avoué les faits dans une lettre. © AFP
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À Villecomble, en Seine-Saint-Denis, un homme de 39 ans a tué un septuagénaire, et sans même être soupçonné, a reconnu les faits dans une lettre avant de se suicider. Le tueur, en instance de divorce, voulait se venger d'un différend concernant une affaire immobilière. 
INFO EUROPE 1

À Villemomble, en Seine-Saint-Denis, les policiers de la brigade criminelle de la PJ parisienne viennent de résoudre une affaire d'assassinat peu banale : un septuagénaire a été tué par un homme de 39 ans qui tout avoué avant même d'être soupçonné et de mettre fin à ses jours. Dans une lettre manuscrite, il explique avoir voulu se venger car sa victime, le neveu de sa voisine, ne voulait pas convaincre cette dernière de lui vendre sa maison, selon les informations d'Europe 1.

Les faits on eu lieu dans un vieux pavillon de banlieue, inoccupé depuis que sa propriétaire est en Ehpad. Ses neveux septuagénaires s'y rendaient à tour de rôle tous les deux-trois jours, pour éviter les vols. Lundi, le corps de l'un d'eux, 75 ans, a été retrouvé dans le grenier de la maison, sauvagement assassiné.

"Il ne voulait pas convaincre sa tante de me vendre la maison"

Passé les constatations, les policiers de la brigade criminelle ont interrogé les proches de la victime, les derniers qui l'ont vu ou appelé. Mais l'un de ces témoins ne s'est pas rendu à leur convocation. Selon les informations d'Europe 1, au même moment, il a mis fin à ses jours dans sa voiture, par un tir d'arme à feu. 

L'homme a confirmé être le coupable, dans un message sur le téléphone de son ex-femme, et surtout dans une lettre manuscrite où il avoue absolument tout. "Rarissime", souffle un enquêteur. "Je reconnais être le seul assassin", écrit cet homme de 39 ans, qui détaille la préméditation, les coups mortels, et même son mobile. "Je l'ai assassiné car il ne voulait pas convaincre sa tante de me vendre la maison", écrit-il, avant d'ajouter : "Cela m'aurait permis de faire une plus-value (...) parce que je divorce".

Europe 1
Par Guillaume Biet, édité par Antoine Terrel