Île-de-France : deux policiers soupçonnés de radicalisation désarmés

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On ne connaît ni le lieu d'affectation ni le grade des deux agents qui ont été désarmés. (Photo d'illustration)
On ne connaît ni le lieu d'affectation ni le grade des deux agents qui ont été désarmés. (Photo d'illustration) © AFP
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Deux policiers en poste en Île-de-France ont été désarmés en raison de soupçons de radicalisation, l'un des deux faisant en outre l'objet d'une suspension.

Deux policiers en poste en Île-de-France ont été désarmés en raison de soupçons de radicalisation, a appris l'AFP vendredi auprès de la préfecture de police de Paris (PP), confirmant une information du Parisien. "Une demande de suspension a été faite pour l'un d'entre eux", a-t-on ajouté de même source, sans plus de précisions sur le lieu d'affectation et le grade des deux agents. Cette décision intervient après l'attaque meurtrière perpétrée la semaine dernière à l'intérieur de la préfecture de police par Mickaël Harpon, un employé soupçonné de radicalisation islamiste.

Informaticien, Mickaël Harpon s'occupait de la maintenance de la direction du renseignement de la préfecture de police (DRPP). Selon un rapport interne de la DRPP, cet agent administratif converti à l'islam depuis une dizaine d'années avait justifié en 2015 auprès de certains de ses collègues l'attentat ayant décimé la rédaction de Charlie Hebdo sans faire l'objet d'un signalement "formel". Relevant un "dysfonctionnement de l'État", le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner avait estimé que les alertes sur le comportement de Mickaël Harpon n'avaient pas été faites "au bon niveau" et "au bon moment". 

"L'objectif d'un signalement est de protéger" 

Dans une note interne datée du 7 octobre dont l'AFP a eu connaissance, le préfet de police de Paris, Didier Lallement, détaille, lui, "les signes et indices" pouvant "justifier de déclencher une procédure de signalement". "Des changements physiques, vestimentaires et alimentaires, le refus de serrer la main du personnel féminin, un rejet brutal des habitudes quotidiennes, un repli sur soi, le rejet de l'autorité et de la vie en collectivité", énumère-t-il. 

"L'objectif d'un signalement, explique le préfet de police, est de protéger, non seulement, ces (personnels) contre eux-mêmes, mais également leur environnement professionnel et la population contre de possibles comportements violents voire criminels". "En cas de détection de signes d'une possible radicalisation d'un agent, il appartient de la signaler immédiatement et directement à sa hiérarchie", écrit-il. 

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