Harcèlement présumé chez France 2 : le parquet ouvre une enquête

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La journaliste Anne-Saura Duboit avait révélé en octobre avoir été victime de harcèlement moral et sexuel de la part d'Eric Monier. © Capture d'écran Twitter
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Une enquête préliminaire a été ouverte mercredi à l'encontre d'Éric Monier, ex-directeur de la rédaction de France 2, soupçonné de faits de harcèlement sexuel et moral sur une journaliste.

Le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire à l'encontre d'Éric Monier, ancien directeur de la rédaction de France 2 soupçonné de faits de harcèlement sexuel et moral, a indiqué l'avocat de sa victime présumée. "De nombreux témoignages confirment le fondement de la plainte pour harcèlement sexuel et harcèlement moral", a indiqué Philippe de Veule, avocat de la journaliste Anne Saurat-Dubois, convoquée le 22 novembre pour être entendue par le juge au titre de victime.

"De nombreux témoignages corroborent les faits qu'elle a subi". La plainte déposée fin octobre par Anne Saurat-Dubois se base selon son avocat sur des faits subis de 2011 à 2013, quand elle travaillait à France 2 d'abord comme pigiste puis comme CDD. Le syndicat SNJ a également annoncé mercredi dans un communiqué avoir porté plainte contre Éric Monier, en soutien à la journaliste. "De nombreux témoignages de la profession corroborent les faits qu'elle entend dénoncer et pour lesquels elle a porté plainte", souligne le SNJ, défendu par le même avocat que la journaliste. Le SNJ a également regretté mercredi ne pas avoir "connaissance d'une enquête interne au sein de France Télévisions pour déterminer les responsabilités des différentes directions". France Télévisions n'était pas joignable mercredi soir pour commenter cette affaire.

Éric Monier a porté plainte pour "dénonciation calomnieuse". Éric Monier, devenu en 2016 directeur de la rédaction de LCI, a porté plainte de son côté pour "dénonciation calomnieuse" le 8 novembre auprès du procureur de la République de Paris, a indiqué mercredi une porte-parole de son employeur, le groupe TF1. "Éric Monier bénéficie de la présomption d'innocence", avait souligné fin octobre un porte-parole du groupe TF1, tout en précisant que "si les faits étaient avérés, le Groupe TF1 tirerait toutes les conséquences des suites judiciaires consécutives à cette affaire".