Grenoble : un cabinet d'avocat visé par des coups de feu

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L'audience a été suivie d'un rassemblement de soutien d'avocats et de magistrats devant les portes du tribunal.
L'audience a été suivie d'un rassemblement de soutien d'avocats et de magistrats devant les portes du tribunal. © Flickr Police nationale
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Le cabinet de Me Arnaud Lévy-Soussan a été visé par des dizaines de coups de feu jeudi soir. Aucune piste n'est exclue, a indiqué le parquet. 

Le cabinet d'un avocat pénaliste de Grenoble a été jeudi soir la cible d'une douzaine de coups de feu, qui n'ont pas fait de blessés, a indiqué le parquet vendredi. Les faits se sont produits vers 21 heures lorsque deux personnes aux visages masqués sont arrivées sur un scooter avant d'ouvrir le feu en direction du cabinet de Me Arnaud Lévy-Soussan depuis le trottoir d'en face, a expliqué le parquet confirmant une information du Dauphiné Libéré.

Un lien éventuel avec un procès en cours ? Les balles, de gros calibre, ont touché la façade de l'immeuble et des fenêtres du cabinet, situé au premier étage. Il était alors inoccupé contrairement à des appartements voisins et à un restaurant en rez-de-chaussée. Au moment de l'incident, Me Lévy-Soussan venait de quitter la cour d'assises de l'Isère, où il intervenait comme conseil de la partie civile dans un dossier de viols sur mineur. "Toutes les pistes sont envisagées", dont celle d'un lien éventuel avec ce procès, a ajouté le parquet, qui a chargé la police judiciaire de l'enquête.

Rassemblent de soutien devant le tribunal. Avocat réputé et respecté par ses pairs, Me Lévy-Soussan n'a pas souhaité réagir vendredi alors qu'il devait intervenir dans un autre procès d'assises, qui a été reporté sine die en raison des circonstances. L'audience a été suivie d'un rassemblement de soutien d'avocats et de magistrats devant les portes du tribunal. "La liberté de défendre doit être protégée, par tous, et dans l'intérêt de chacun", a déclaré le député LREM de l'Isère Olivier Véran, condamnant un acte "d'une extrême gravité". Le sénateur LR Michel Savin a pour sa part dénoncé un geste "abject et inacceptable".