Eric Zemmour agressé, le parquet de Paris ouvre une enquête pour "violences" et "menaces"

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Eric Zemmour durant la "Convention de la droite", à Paris, en septembre 2019 © SAMEER AL-DOUMY / AFP
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Un jeune homme s'est filmé en train de suivre, insulter et menacer Eric Zemmour dans les rues de Paris, jeudi. Il a diffusé ses vidéos sur le réseau social Snapchat, sur lequel l'auteur présumé a également affirmé avoir craché sur le polémiste français. Le parquet de Paris a ouvert une enquête, samedi, pour "violences" et "menaces".

Le parquet de Paris a annoncé samedi l'ouverture d'une enquête pour "violences" et "menaces" après la diffusion sur les réseaux sociaux d'une agression, par son auteur présumé, visant le polémiste Eric Zemmour. Dans cette vidéo, diffusée initialement sur le réseau Snapchat, un homme filme jeudi Eric Zemmour marchant seul, cabas en mains, dans les rues de Paris. L'homme le suit sur plusieurs dizaines de mètres, l'insulte à plusieurs reprises et le menace. Plus tard, l'homme se filme face caméra et affirme avoir craché sur Eric Zemmour.

L'enquête a été confiée à la brigade de répression de la délinquance contre la personne (BRDP), selon le parquet de Paris. De nombreuses personnalités politiques ou médiatiques ont dénoncé cette agression ou apporté leur soutien à Eric Zemmour, parmi lesquelles la secrétaire d'Etat Marlène Schiappa, le président des Républicains Christian Jacob, celui du Sénat Gérard Larcher, mais aussi certains de ses employeurs comme la chaîne Cnews, ou des associations comme la Licra.

"Indifférent à la peur"

"Éric Zemmour est indifférent à la peur. Mais en tant que son avocat je ne laisserai rien passer", a déclaré Me Olivier Pardo vendredi sur Twitter. Sollicité le même jour par l'AFP, il n'avait pas répondu.

Eric Zemmour doit par ailleurs comparaître pour "injure publique à caractère racial" et "provocation publique à la haine raciale" après une charge contre l'immigration et l'islam lors d'une "Convention de la droite" fin septembre à Paris. Le procès, initialement prévu en janvier, a été renvoyé.

Il a occasionné à la chaîne Cnews une mise en demeure en décembre pour des déclarations sur l'islam et la colonisation de l'Algérie. Mi-septembre, il a été définitivement condamné, après le rejet de son pourvoi en cassation, à 3.000 euros d'amende pour provocation à la haine religieuse après des propos anti-musulmans tenus cette fois en 2016, dans l'émission "C à vous" sur France 5. Dans cette dernière affaire, son avocat a intenté un recours devant la Cour européenne des droits de l'Homme.

Europe 1
Par Maxime Dewilder avec AFP