Enquête ouverte après le décès d'un détenu par asphyxie à Fleury-Mérogis

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Onze détenus se sont suicidés à Fleury-Mérogis depuis le début de l'année.
Onze détenus se sont suicidés à Fleury-Mérogis depuis le début de l'année. © Philippe LOPEZ / AFP
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Un détenu de 41 ans est mort après avoir mis le feu dans sa cellule. La piste du suicide n'est ni privilégiée ni écartée alors que les onze personnes se sont déjà donné la mort à Fleury-Mérogis en 2018.

Une enquête a été ouverte après le décès par asphyxie d'un détenu de Fleury-Mérogis, en Essonne, qui a incendié sa cellule dans la nuit de samedi à dimanche, a-t-on appris auprès du parquet d'Evry. "On n'est pas certain pour le moment qu'il s'agisse d'un suicide. Il pourrait s'agir d'un passage à l'acte incendiaire qui l'aurait dépassé", a-t-on indiqué, confirmant une information que vous donnait samedi Europe 1

Mort trouble. La Direction de l'administration pénitentiaire a également appelé à la prudence et précisé que les surveillants étaient "intervenus très vite" après le déclenchement de l'alarme et que "rien, à ce stade, ne permett(ait) de conclure à un suicide". Mais l’hypothèse du suicide ne peut pas être totalement écartée. En effet, d’après les informations d’Europe 1, le détenu aurait tenu "des propos suicidaires la veille et les jours précédents", et "était seul dans sa cellule au moment des faits". Une autopsie doit avoir lieu mardi, elle devrait notamment montrer si l’homme avait ou non ingéré une surdose de médicaments.

Détenu suivi pour un traitement. Ce détenu de 41 ans, déjà condamné pour des vols, avait déjà mis le feu à sa cellule, a-t-on indiqué au parquet. Il devait sortir de prison en février. Il "souffrait de problèmes de comportement et suivait un traitement", selon le parquet. Ce décès intervient après une série de suicides à la maison d'arrêt de Fleury-Mérogis, la plus grande prison d'Europe, où dix hommes et une femme se sont donné la mort depuis le début de l'année