Deux corps retrouvés dans les Alpes-de-Haute-Provence : ce que l'on sait

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C’est une équipe cynophile de la gendarmerie qui a fait la macabre découverte (photo d'illustration).
C’est une équipe cynophile de la gendarmerie qui a fait la macabre découverte (photo d'illustration). © PASCAL PAVANI / AFP
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Plus de deux mois après la disparition de deux jeunes hommes, deux corps ont été retrouvés enterrés mardi, sur un terrain de Revest-du-Bion, dans les Alpes-de-Haute-Provence (04). D’après une source proche du dossier, tout porte à croire que ce sont bien ceux des hommes disparus, venus de l'Aude. 

Deux corps ont été retrouvés mardi sur un terrain de Revest-du-Bion, un village des Alpes-de-Haute-Provence où Julien Boulmil et Gabriel Ferchal, deux jeunes de 25 et 26 ans, avaient rendez-vous le 3 décembre 2019. D’après une source proche du dossier, tout porte à croire que les corps sont bien ceux des deux jeunes hommes. Mais une autopsie qui doit être pratiquée dans la semaine doit confirmer l’identification des dépouilles. Les corps étaient enterrés sur le terrain de deux frères, chez qui les deux amis d’enfance s’étaient rendus pour le dépannage d’un poids lourd.

C’est une équipe cynophile de la gendarmerie qui a fait la macabre découverte. L’un des deux suspects a été interpellé immédiatement après la découverte des corps. Il est actuellement en garde à vue, le deuxième est introuvable pour le moment.

Ils avaient disparu depuis le 3 décembre

Ces deux jeunes intérimaires originaires de l'Aude s'étaient rendus dans la région le 3 décembre dernier, à plus de cinq heures de route de chez eux. Comme le rappelle Le Parisien, ils avaient rendez-vous chez un certain "Vincent M.", pour 'un dépannage poids lourds". C'est en tout cas ce qu'avait dit Gabriel Ferchal à sa grand-mère avant de partir.

Arrivés en fin d'après-midi à Revest-du-Bion, un village du plateau d'Albion, les deux jeunes gens n'avaient plus donné signe de vie depuis lors. "Tout juste apprenait-on que le téléphone de l'un d'entre eux bornait à 0h46 cette nuit-là à Rognes, à soixante kilomètres au sud de Revest", résume Le Parisien. Une information judiciaire avait été ouverte pour enlèvement et séquestration, sans libération volontaire.