Cinq morts dans un crash d'hélicoptères dans le Var : l'enquête conclut à un accident

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Les appareils, deux Gazelle, s'étaient écrasés à 600 mètres l'un de l'autre après s'être percuté.
Les appareils, deux Gazelle, s'étaient écrasés à 600 mètres l'un de l'autre après s'être percuté. © Anne-Christine POUJOULAT / AFP
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Cinq personnes étaient mortes dans un crash d'hélicoptères de l'armée, en février 2018 dans le Var. La procédure a été classée sans suite, lundi, après que le parquet de Marseille a conclu à une cause "accidentelle".

Le parquet de Marseille, chargé de l'enquête sur le crash de deux hélicoptères de l'armée qui avait fait cinq morts en février 2018 dans le Var, a conclu à une cause "accidentelle" de la catastrophe, a annoncé lundi le procureur Xavier Tarabeux. 

L'origine du crash "purement accidentelle". "L'origine de la collision entre ces deux appareils, exclusive d'une cause fautive, s'est donc avérée purement accidentelle", indique le magistrat dans un communiqué. "Les examens réalisés n'ont pas révélé d'anomalie de maintenance ou de défaut mécanique des appareils. Par ailleurs, aucun manquement dans l'application des règles qui encadrent ce type de vol n'a été établi comme ayant concouru à la réalisation de l'abordage en vol", explique Xavier Tarabeux. "En l'absence d'infraction pénale, la procédure fait l'objet d'un classement sans suite", poursuit-il.

Un lourd bilan. Les deux hélicoptères d'une école de l'armée de Terre s'étaient écrasés le 2 février, à une cinquantaine de kilomètres de Saint-Tropez, faisant cinq morts, un des bilans les plus lourds des dernières années pour ce type d'accidents. Les appareils, deux Gazelle, s'étaient écrasés à 600 mètres l'un de l'autre après s'être percuté, l'un sur la départementale D24, l'autre dans un bois, moins d'un quart d'heure après leur décollage, pour un exercice, d'un site de l'École de l'aviation légère de l'armée de Terre (EALAT) à 8h30, avec à bord trois instructeurs et deux stagiaires. Le premier appareil s'était totalement disloqué sous l'effet du choc, le second s'était enflammé en touchant le sol. L'accident avait eu lieu près du lac de Carcès, alors que l'exercice proprement dit n'avait pas encore débuté.

L'enquête avait été confiée au parquet de Marseille, compétent via son pôle chargé des affaires militaires. Le Bureau enquête accident Défense avait également été saisi. Un hommage national avait été rendu aux cinq officiers décédés, en présence de la ministre des Armées Florence Parly.