1er-Mai : des heurts entre policiers et black blocs à Paris

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Des manifestants ont attaqué un van à Paris.
Des manifestants ont attaqué un van à Paris. © KENZO TRIBOUILLARD / AFP
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Des incidents ont éclaté à Paris entre les forces de l'ordre et des "black blocs", juste avant le début de la manifestation du 1er mai. D'autres incidents ont été recensés en marge du cortège.

Des premiers heurts ont éclaté samedi à Paris vers 13 heures avant le démarrage officiel de la manifestation syndicale du 1er mai, entre des forces de police et des "black blocs" qui avaient rejoint des gilets jaunes en début de cortège.

Des grenades lacrymogènes lancées vers les manifestants

Dans une ambiance tendue, des grenades de désencerclement et lacrymogènes ont été lancées par les forces de l'ordre sur quelques centaines de militants anticapitalistes "black blocs", qui avaient remonté en colonne la manifestation au milieu de "gilets jaunes" sur le boulevard du Montparnasse.

Les forces de l'ordre ont essuyé également des jets de projectiles. Un manifestant a été blessé à la tête, selon un journaliste de l'AFP.

Les tensions ont éclaté autour du restaurant La Rotonde, barricadé de planches de bois et protégé par des dizaines de forces de l'ordre pour éviter qu'il ne soit attaqué comme l'avait été le Fouquet's sur les Champs-Elysées le 16 mars, journée de manifestation particulièrement violente avec déjà la présence de nombreux "black blocs". 

Ambiance calme en queue de cortège

Sous les cris de "gilets jaunes avec les black blocs" et de "révolution", les forces de l'ordre ont chargé pour couper en deux la tête du cortège. Jets de bouteilles et grenades lacrymogènes ont ensuite été échangées, dans un climat qui s'est rapidement tendu.

D'autres heurts ont éclaté au niveau de la place d'Italie, le point d'arrivée de cette manifestation, vers 15h30, comme l'a constaté l'une de nos journalistes sur place. 

L'ambiance restait tendue dans le secteur des boulevards de l'Hôpital et Saint-Marcel en fin d'après-midi, avec des affrontements sporadiques entre "black blocs" et forces de l'ordre.