JO de Tokyo : il faut s'adapter et arrêter de subir !

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L'édito sport est une chronique de l'émission Europe Matin - 6h-9h
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Chaque jour, la matinale d'Europe 1 revient sur l'un des événements sportifs qui fait l'actualité. Ce mardi, Virginie Phulpin revient sur la menace qui plane sur les Jeux Olympiques de Tokyo déjà reportés à l'été prochain en raison de la pandémie de Coronavirus. Selon elle, ces jeux doivent avoir lieu, même s’ils n’ont rien à voir avec ceux qu’on a connus. Il faut s’adapter et non plus subir.

Les jeux olympiques et paralympiques de Tokyo auront-ils lieu cet été ? Ils ont déjà été reportés d’un an à cause de la pandémie. Et là, les signaux d’alerte se multiplient au Japon, laissant imaginer le pire. Pour Virginie Phulpin, ces jeux doivent avoir lieu, même s’ils n’ont rien à voir avec ceux qu’on a connus. Il faut s’adapter et non plus subir.  

Virginie Phulpin aurait bien voulu souhaiter une bonne année olympique à tous les athlètes. Mais elle va se contenter de leur souhaiter une année olympique tout court. Que ces jeux aient lieu, ce sera déjà pas mal. Parce qu’il y a déjà des chiffons rouges qui s’agitent partout. Les JO n’auront pas lieu ! Vous l’entendez revenir, ce refrain désagréable qui provoque des acouphènes ? Virginie Phulpin voudrait juste que l’on essaie de garder un peu notre calme. On est à 199 jours de l’ouverture théorique des jeux de Tokyo. C’est peu, mais ça laisse quand même le temps de se retourner et de s’adapter. Oui, les mauvais signes s’accumulent au Japon. Le gouvernement pourrait déclarer l’état d’urgence dan s le grand Tokyo dans les heures qui viennent. La préparation de l’événement va donc en prendre un coup, pour les sites, pour les athlètes japonais qui vont avoir du mal à s’entraîner, il va falloir viser pour organiser leur sélection pour ces jeux, et en plus les Japonais sont de plus en plus réticents quant à leur organisation. Ça fait beaucoup, on ne peut pas le nier.

Mais pourquoi est-ce qu’on n’envisage que le tout ou le rien ? La seule certitude que l’on peut avoir aujourd’hui, c’est que ce ne sera pas une grand-messe olympique, ni même une grande fête avec du public venu du monde entier. Il y a un an, Virginie Phulpin aurait dit "si c’est comme ça, autant reporter, des JO au rabais, ça ne vaut pas le coup". Oui, mais aujourd’hui ils ne peuvent plus être reportés, ça coûte trop cher. Alors acceptons l’idée que ce ne seront pas des jeux comme les autres, mais qu’on peut essayer de les faire quand même.  

D’abord pour les athlètes ?  

Ça va faire cinq ans qu’ils et elles se préparent pour ces jeux. Et agiter la menace d’une annulation dès le mois de janvier pour tous ces athlètes, Virginie Phulpin trouve ça cruel et injustifié. Ils ont compris le report l’an dernier, sans broncher, et heureusement. Mais là il faut aussi qu’on les comprenne eux. Ils n’auront pas de cérémonie d’ouverture, sans doute des épreuves à huis-clos, ils devront être à l’isolement en arrivant au Japon, et rester dans leur bulle sanitaire tout le temps des jeux. On sera très loin de la fête au village olympique. C’est dur, mais tant pis, acceptons des conditions extrêmes pour qu’ils puissent juste concourir. Même si Virginie Phulpin comprend bien qu’annuler une cérémonie d’ouverture, c’est beaucoup de droits télé qui s’envolent. Mais là, on n’en est plus au tout ou rien. On en est à l’adaptation. Ça fait partie de l’esprit olympique. On plie, on encaisse, mais on ne rompt pas. En tout cas pas tout de suite. On peut garder une lueur d’espoir quand même…