Bayern-PSG : les Parisiens évrivent leur légende

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L'édito sport est une chronique de l'émission Europe Matin - 7h-9h
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Chaque jour, la matinale d'Europe 1 revient sur l'un des événements sportifs qui fait l'actualité. Ce jeudi, Virginie Phulpin revient sur la victoire du PSG contre le Bayern de Munich en match aller des quarts de finale de la Ligue des champions. Selon elle, les stars parisiennes étaient au rendez-vous et contribuent à écrire la légende du club.

Le Paris St Germain est allé battre le Bayern Munich trois buts à deux ce mercredi soir en quart de finale aller de la Ligue des Champions. Une vraie performance chez le tenant du titre. Pour Virginie Phulpin, ce match a tout pour devenir un mythe dans l’histoire parisienne.  

Il était une fois une soirée printanière d’avril où la neige tombait à gros flocons et enveloppait un match de football dans un manteau romantique. Un stade vide, un terrain glissant, on aurait presque pu se croire début janvier quand les joueurs rentrent de la trêve des confiseurs pour disputer la coupe de France. Mais la comparaison s’arrête là. Le décor est planté. Et le scénario n’a rien à lui envier.

Plier sans rompre, c’était la devise du PSG ce mercredi soir. Chahuté, dominé par le Bayern Munich qui a tiré 31 fois au but contre six seulement pour le PSG. Oui, mais les Parisiens ont leur figure du sauveur. Keylor Navas, le gardien de buts dont les gants attirent le ballon comme des aimants. Lui aussi alimente le fantasme. Sans lui, combien de buts aurait pris le Paris St Germain ? Les questions sans réponse font parfois basculer une rencontre du côté lumineux de la force.

Tout y est pour que ce match devienne un mythe, il y a aussi l’image du capitaine courage. Marquinhos blessé, prêt à sortir, qui prend le temps de marquer un but sur une offrande de Neymar avant d’aller grimacer de douleur sur le banc. Le sens du sacrifice, ça fait aussi partie des mythes.  

Et puis il y a bien sûr les magiciens Mbappé et Neymar 

Neymar avait laissé Mister Hyde à Paris pour faire place au Docteur Jekyll. Ce mercredi matin, on disait "Neymar, c’est maintenant ou jamais". C’était donc maintenant, avec un régal de passes décisives. La figure du joueur agaçant transformé en magicien. On devrait avoir l’habitude, mais c’est quand même surprenant à chaque fois, ce pile ou face du Brésilien.

Kylian Mbappé, lui, n’a qu’un visage dans les matches qui comptent cette saison. Celui du serial buteur. Trois buts à Barcelone, et deux ce jeudi à Munich. Ceux qui critiquaient son efficacité dans les grands rendez-vous en sont pour leur frais. Et l’aura de l’attaquant grimpe aussi vite que sa cote sur le marché. Il y a les magiciens, mais il y a aussi tous les autres.

Si cette victoire est mythique, c’est aussi parce que l’équipe parisienne a été un peu bricolée avec ce qui restait disponible dans le vestiaire. Des blessures et un virus avant le match, des blessures pendant, c’est le symbole de cette saison pandémique sans fin qui use les corps et les âmes. On souffre, on n’a aucune certitude, et il reste cinq jours pour espérer terminer l’histoire par "ils vécurent heureux en demi-finale". Mais ça, on verra…