Les méduses "aiment" le réchauffement climatique

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En attendant demain est une chronique de l'émission La matinale d'Europe 1 - Le 6h - 9h
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Selon un rapport publié par le Giec, le réchauffement climatique a un impact sur la température de l'eau et sur la prolifération des méduses.

Si le réchauffement des océans pointé par le dernier rapport alarmant du Giec provoque des dommages irréversibles pour la faune et la flore marine, il y a une espèce qui en profite bien au contraire. La méduse pourrait bien coloniser nos mers.

Quelle plaie pour ces touristes malchanceux qui ont croisé le chemin de leurs filaments urticants cet été. Ah satanés méduses, créatures gélatineuse au QI plus bas que celui de l’huitre puisqu’elles n’ont pas de cerveau.
Privées de boussole pour se diriger, elles déferlent sans crier gare sur les plages, portées par les courants marins.
Le rapport épouvantable du Giec est pour elles, au contraire, une compilation de bonnes nouvelles. Elles se régalent de ces eaux de plus en plus chaudes et prolifèrent grâce à la surpêche qui décime leurs prédateurs comme les thons ou les tortues. Elles s’accommodent très bien des bouts de plastiques bref nos océans en sale état sont un paradis pour ces petites bêtes gélatineuses, apparues il y a 600 millions d’années.

Y a-t-il des mers plus touchées que d’autres ?

Non ! elles sont partout ! Des centaines de variétés de toutes les tailles et de toutes les couleurs qui prospèrent dans tous les océans, des profondeurs abyssales jusqu’à la surface des eaux.
Les experts ont un mal fou à mesurer exactement leur population et à évaluer leur croissance.
Les conséquences sont rudes pour l’industrie du tourisme qui voit des côtes entières privées de baignade pour la pisciculture lorsque des bans de méduses fondent sur des poissons incapables de fuir, pour les stations de dessalement d’eau bouchées par leur intrusion.

Peut-on redouter un scénario catastrophe avec des mers gélifiées ?

Des océans figés et gélatineux dans lesquels seules les méduses pourraient survivre ? Leur densité dans certaines zones (comme dans l’Atlantique au large de la Namibie ou des mers du japon) laisse supposer que ce scénario digne d’un film d’horreur est plausible. Certes, la salade de méduse est l’un des plats préférés des Chinois mais il ne faut pas compter sur leur appétit pour nous en débarrasser.