Les saveurs du monde, dans le jardin de tout le monde

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Notre planète est une chronique de l'émission Europe Matin - 7h-9h
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Des herbes comme la Berce spondyle se trouvent dans nos jardin. Le ginseng européen est comestible et peut être utilisé contre le stress ou contre la fatigue, son fruit serait également aphrodisiaque.

Fanny Agostini a vécu une expérience transformatrice avec un ethnobotaniste ce mercredi chez elle à Boisset.

Un expert des plantes, Charlie Braesch, est venu sur le terrain de Fanny Agostini et ce qu’il lui a appris l’a scotchée. À peu près tous les 10 centimètres, il lui a désigné des plantes que l’on peut manger alors qu’à première vue, on dirait juste de l’herbe. Parmi ces plantes, il y en a une spécialement conçue pour les matinales Europe 1 ou pour tous ceux qui nous écoutent et se lèvent très tôt : la Berce Spondyle, aussi appelée le Ginseng européen. C’est une plante sauvage saveur mandarine que l’on trouve partout dans la nature, elle est très énergisante et utilisée depuis des millénaires comme plante comestible et médicinale.

Ces savoirs sur les plantes et leur utilités on les a oubliés ?

Si on regarde dans le rétro, l’agriculture et les plantes cultivées remonte à 10.000 ans grand maximum et même 7.500 ans à tout casser en Europe occidentale contre cinq millions d’années où l’humain pratiquait exclusivement la cueillette sauvage. L’humain a donc passé 1.000 fois plus de temps à se nourrir grâce à la végétation spontanée. Nos ancêtres étaient tous des experts des plantes comestibles. Ça s’est perdu il y a pas longtemps. Jusqu’au 19e siècle, on mixait encore cueillette sauvage et cultures, on faisait même de la farine avec l’écorce des arbres. Mais après la seconde guerre mondiale, tous ces savoirs ont foutu le camp devenant has been, médiocres, des plantes à la rigueur bonnes à donner aux lapins.

On pourrait trouver cela dommage car en plus ces plantes sont gratuites dans la nature.

Il n’y a pas de TVA sur les pissenlits, le cresson des tourbières, les chénopodes et l’amarante avec laquelle on peut faire des beignets, ni même l’oxalis au goût de citron et qui peut remplacer le zeste dans les recettes pâtissière (trois à six fois plus chargée en calcium que les lentilles et pois cassés). Un trésor à la portée de tous qui gagnerait à être connu ce qui permettrait aussi de résister au consumérisme exclusif.
Des stages pour apprendre sur toutes ces plantes se développent de plus en plus et permettent de réveiller en nous notre instinct de cueilleur : legoutdusauvage.blogspot.com ou la page Facebook @legoutdusauvage