Total s'associe au pétrolier américain Occidental : le pétrole reste une énergie d’avenir

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Le monde bouge est une chronique de l'émission La matinale d'Europe 1 - Le 6h - 9h
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Chaque jour, Axel de Tarlé fait un point sur l'économie.

Total mise près de neuf milliards de dollars dans le gaz, c’est la preuve que les énergies fossiles ont toujours un avenir.

C'est la triste réalité alors que l’on nous parle d'énergies vertes, d'énergies propres, d'éoliennes ou de solaire.
La réalité c'est que notre consommation d'énergie "sale" ou d'énergies fossiles ne cesse de croître.

C’est ce que nous rappelle Total qui s'associe à un pétrolier Américain (Occidental) dans une OPA pour récupérer des champs gazier en Afrique (au Mozambique, au Ghana et en Algérie à Anadarko).
Une opération à 8,8 milliards de dollars, soit la valeur d'une entreprise comme Valéo ou Suez.
Il s'agit pour Total de mettre la main sur trois milliards de barils de ressources. Même s'il faut le dire, la combustion du gaz est plus propre que celle du pétrole. Le gaz est une énergie moins polluante mais cela reste une énergie fossile. C'est autant de C02 supplémentaires qui seront relâchés dans l'atmosphère et qui contribueront au réchauffement climatique.

La consommation de gaz et de pétrole continue d'augmenter dans le monde ?

Bien sûr, les pays émergents consomment toujours plus (notamment l’Inde ou la Chine), avec des populations immenses qui aspirent à avoir une voiture.
Pendant longtemps, on a cru que la production ne suivrait pas. Dans les années 70-80, on disait que l'on avait plus que pour 30 ans ou 40 ans de pétrole. On en trouve toujours et les techniques permettent d'en extraire toujours plus.
Avec le fameux pétrole de schistes, les États-Unis vont accroître leur production de quatre millions de barils par jour d'ici 2024, c'est l'équivalent de deux fois la consommation française.

Aujourd'hui, on consomme près de 100 millions de barils par jours et ça augmente chaque année, de l'ordre d’un million de barils par jour, nous dit l'Agence Internationale pour l'Énergie.

La catastrophe est annoncée ! Mais quelle est la solution ? Comment s'en sortir ?

Il faut une rupture technologique et des incitations. Il existe une expression disant que "l'âge de pierre ne s'est pas terminé faute de pierre". De même, l'âge du pétrole ne se terminera pas faute de pétrole.
Tout le travail sur la voiture électrique ou à l’hydrogène, sur la fusion nucléaire "Iter" à Caradache, est une avancée technologique qui ringardise le pétrole.