Résultat mitigé pour l'expérience "zéro plastique" menée dans une supérette

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Le monde bouge est une chronique de l'émission La matinale d'Europe 1 - Le 6h - 9h
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En avant-première pour Europe 1, Axel de Tarlé a eu accès aux résultats de l'expérimentation "zéro plastique" menée dans une supérette Franprix.

Le monde Bouge : Axel de Tarlé. En avant-première pour Europe 1, les résultats de cette expérimentation très éclairante sur notre capacité à changer de modèle écologique. Depuis un mois, Franprix expérimente un nouveau magasin "zéro plastique". Et Axel, vous pouvez nous révéler ce qui marche, et ce qui ne marche pas.

Chacun peut faire le test, notamment dans la sandwicherie de cette supérette d’un nouveau genre. Le client se voit proposer des plats à emporter – via deux formules : la formule classique – à l’ancienne - avec emballages plastiques. Ou alors, pour le même prix, la formule écolo, avec des plats en verre, de boites et des couverts, réutilisables, qu’il faut ensuite bien sûr rapporter au magasin,  pour qu'ils puissent être nettoyés et réutilisés. Le tout est sans contrainte.

Que font les clients à votre avis ? Environ la moitié choisit la formule écolo, c'est pas mal. Mais là où ça se gâte, c’est que seulement environ un tiers des clients les rapportent ensuite au magasin, c'est peu. On peut tout de même noter que ce chiffre progresse au fil des semaines. Donc, là, puisque c’est une expérimentation, peut-être faudrait-il introduire une consigne pour que les gens rapportent davantage leur vaisselle.

Et donc ? Franprix va généraliser ce concept de sandwicherie "zéro plastique" ?

Oui, à terme, il va bien falloir changer de modèle. Je vous rappelle que l'Union Européenne a voté l'interdiction totale de plastiques à usage unique pour 2021. C'est pour demain. Et donc, les grandes entreprises testent de nouveaux modèles. Car derrière il faut tout réorganiser. Citéo par exemple, qui est partenaire de l'expérimentation, fait remarquer qu'ensuite il faut nettoyer ces verres et ces plats réutilisables. Et pouvoir les nettoyer pas trop loin. Parce que si on le fait à l’autre bout de la France, ça n’a plus d’intérêt sur le plan du C02. 

Mais, et c’est la bonne nouvelle, tout le monde s’active et le client est prêt à suivre. Même si on le voit, la consigne pourrait introduire un peu de discipline dans cette nouvelle économie circulaire.