New-York : une digue géante de six mètres haut pour se protéger de la montée des eaux

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Le monde bouge est une chronique de l'émission La matinale d'Europe 1 - Le 6h - 9h
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La hausse du niveau des mers, qui s’accélère, menace des milliards et des milliards d’actifs immobiliers. En Floride, les assureurs rechignent à assurer l’immobilier par crainte d'un cyclone.

Le dernier rapport du Giec alerte sur la montée des eaux qui est plus rapide que prévue. Première conséquence de cette montée, la ville de New-York veut construire une digue géante.

C'est l'armée américaine qui est à la manœuvre avec le maire de New-York. Ils veulent construire une digue de 10 kilomètres de long, face à l'Atlantique, capable de contenir une élévation de six mètres du niveau de la mer.
Six mètres cela peut paraître énorme mais le rapport du Giec sur les océans publié ce mercredi est très pessimiste. La montée des eaux s'accélère et on prévoit un mètre de plus, d'ici la fin du siècle.
Surtout, des océans plus chauds cela veut dire également plus de phénomènes extrêmes. Ce qui "se produisaient une fois par siècle, se produira une fois par an d'ici 2050", écrit le Giec.
Or, à New-York, on se souvient de l'ouragan Sandy en 2012 où une vague de cinq mètres de haut avait ravagé tout le Sud de Manhattan. Le métro avait été inondé, les hôpitaux avaient été évacués et on avait dénombré 40 morts. C'est dire si cette digue capable de contenir une vague de six mètres, n'a rien de superflu.
D'autant qu'il y a des enjeux économiques car le sud de Manhattan c’est Wall Street et des buildings à foison.
Pour rappel, les deux tours jumelles du World Trade Center ont été indemnisées à hauteur de quatre milliards de dollars. Vous imaginez l'angoisse des compagnies d'assurance.

Cette montée des eaux ne concerne pas que New-York, toutes les villes côtières sont menacées ?

En Floride, les assureurs y pensent également.
L'ouragan Dorian a pulvérisé les Bahamas, un jour ce sera au tour de Miami. La psychose est donc là, il faut "quitter la zone côtière, avant qu'il ne soit trop tard".

On est tous concerné, y compris en France.

Ce matin, dans le Figaro, les agents immobiliers le reconnaissent à demi-mot, les appartements de fronts de mer sur l'Atlantique (à Lacanau par exemple) se vendent de moins en moins bien.
On veut désormais s’installer de préférence à l'intérieur des terres, au sec.