Le chant du cygne des constructeurs automobiles européens : Volkswagen, l'unique espoir

  • A
  • A
Voir la vidéo sur Dailymotion
Le monde bouge est une chronique de l'émission La matinale d'Europe 1 - Le 6h - 9h
Partagez sur :

Alors que Daimler est condamné à 870 Millions dans l’affaire des moteurs truqués et que Carlos Ghosn a été épinglé par la justice américaine, l'espoir vient de Volkswagen qui annonce vouloir construire lui-même ses propres batteries plutôt que de les importer d'Asie.

Le chant du cygne de l'industrie automobile européenne. En Allemagne, les constructeurs se retrouvent devant les tribunaux.

Les constructeurs automobiles européens sont rattrapés par l'affaire des moteurs truqués.
Ce mardi, Daimler a écopé d'une amende de 870 millions d'euros. Volkswagen voit trois de ses dirigeants mis en examen. Sans parler des déboires judiciaires de Carlos Ghosn, l'ancien maître monde du secteur.
On sent bien que c'est la fin d'une époque que les Européens ont dominé pendant un siècle avec la fin du moteur thermique. Après Paris, Strasbourg veut définitivement interdire le Diesel en 2025.

Nos constructeurs sont prêts à relever le défi de la voiture électrique ?

Ils donnent l'impression d'y aller à reculons.
Le directeur Technique de BMW a mis les pieds dans les plats en déclarant "En Europe, les gens ne veulent pas de voiture électrique". De fait, elles représentent moins de 2% des ventes.
Plus grave, le patron de Bosch (qui est un équipementier) refuse de lâcher la technologie du diesel car, explique-t-il, les Allemands sont imbattables sur cette technologie.

Pourquoi l'abandonner ?

C'est le syndrome "Kodak" qui était le champion mondial de la photo argentique et qui a refusé de lâcher cette technologie pour aller vers la photo numérique où il n'avait aucune expertise, aucune plus-value. Kodak a terminé en faillite.

Renault est quand-même le N°1 européen de la voiture électrique avec la Zoé.

Mais on ne maîtrise toujours pas la technologie clé, celle de la batterie.
Dans la voiture électrique, la clé ce n'est plus le moteur qui est d'une simplicité enfantine, c'est la batterie. Or, les Européens se sont résignés à tout importer d'Asie.
Un seul constructeur a décidé de ne pas renoncer et de remonter sur le ring, c'est Volkswagen qui a annoncé lundi la construction à Salzgitter (en Allemagne), d'une usine de batterie Volkswagen. Pas question de sous-traiter et d'être dépendant.
On souhaite bonne chance à Volkswagen car l'industrie automobile c'est non seulement une fierté, mais c'est aussi et surtout 14 millions d'emplois en Europe.