Le "Vrac" nous sauvera-t-il du plastique ?

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Le monde bouge est une chronique de l'émission La matinale d'Europe 1 - Le 6h - 9h
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Selon un Rapport Obscoco sur l’économie circulaire paru ce jeudi, les Français sont prêts à acheter des produits conditionnés en vrac. Unilever promet de réduire de moitié sa consommation de plastique d’ici 2025. Après la cigarette ou encore le diesel, va-t-on se désintoxiquer du plastique ?

Face à la prolifération du plastique, une solution est en train de gagner du terrain dans la grande distribution, c’est celle du "vrac" en apportant ses propres bocaux.

Pourquoi pas ? Après tout, on a bien pris l'habitude quand on fait ses courses d'apporter ses propres sacs car il n'y a plus de sac plastique dans les magasins. De la même façon, va-t-on devoir prendre l'habitude d'apporter ses propres bocaux pour acheter du thé, du café, de la lessive ou du shampoing ?
Ce mercredi, une étude de "l'Observatoire Société et Consommation" pour Citéo (l'ancien Eco-Emballage) montrait que plus d'un Français sur deux avait acheté des produits sans emballages sur l'année écoulée. Et que s'il ne le faisait pas plus, ce n'était à cause du côté peu pratique ou peu hygiénique de la chose mais tout simplement faute de produit.
Il faut reconnaître qu'au rayon détergent ou cosmétique, c'est le règne des flacons en plastiques.

Le géant de l'agroalimentaire et des produits d'entretien Unilever annonce qu'il va réduire de moitié sa consommation de plastique d'ici 2025.

Et ce n'est pas rien Unilever, on possède forcément l'un de leurs produits à la maison. Ce sont les marques Lipton, knor, Amora, Dove, Rexona, Cif, Monsavon, Omo, Skip, Signal (le dentifrice), Sun ou encore Axe.
Pour emballer et vendre tous ces produits, Unilever consomme chaque année 700.000 tonnes de plastiques, soit près de 100 fois le poids de la Tour Eiffel.
Le groupe promet de diviser par deux ce chiffre en six ans.
Ce qui est toujours intéressant avec les Nordiques (Unilever est installé à Rotterdam), c'est leur franchise puisque le groupe motive sa décision autant pour des raisons écologiques, que commerciales. Le consommateur ne veut plus de plastique et puis la réglementation se durcit.
L'impensable va-t-il se produire dans nos supermarchés ? Après la fin des sacs plastiques, est-ce la fin des emballages plastiques ?