Le portrait-robot des 1% les plus fortunés de France

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Le monde bouge est une chronique de l'émission Europe Matin - 7h-9h
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Alors que les appels à taxer les plus fortunés se multiplient, dans un effort "de guerre" pour lutter contre la crise économique qui frappe le pays, l'Insee publie le portrait-robot des 1% les plus fortunés de France. Le gouvernement est-il prêt à revenir sur sa promesse de ne pas augmenter les impôts pour taxer les plus riches dans une période difficile ? 

Qui sont les 1% des Français les plus riches ? Alors que des voix s’élèvent pour réclamer une taxation accrue des plus hauts revenus, l’Insee dresse le portrait-robot des 1% les plus aisés.

Face aux tensions sociales très vives qui s’annoncent, nombre de voix, à commencer par la CFDT, mais aussi Raymond Soubie (l’ancien conseiller social de Nicolas Sarkozy) estiment "qu’on n’échappera pas à des mesures de solidarité" en mettant à contribution les plus riches. Alors, précisément, qui sont ces plus riches ? Bingo, l’Insee a publié hier, le portrait-robot des 1% des ménages les plus aisés. 

D’abord, question : combien faut-il gagner pour appartenir à ce club des 1% des Français qui gagnent le plus ? Il faut gagner plus de 9.000 euros par mois. Attention, ça c’est pour une personne seule. Car évidemment, si vous avez une famille à nourrir, ça coute plus cher. Donc, pour un couple avec deux enfants, il faut gagner plus de 19.000 euros par mois pour faire partie du club. Sans surprise, ces plus hauts revenus vivent pour 43% d’entre eux en région parisienne. Ensuite, ils s’éparpillent : Alsace, région lyonnaise, Haute-Savoie... 

Si on fait un calcul de coin de table, pour récupérer les trois milliards d’euros qui manquent depuis la suppression de l’ISF, il faudrait que ces très haut revenus reversent aux impôts, en moyenne, 11.000 euros par an. Cela rapporterait trois milliards. 

Mais Axel, Bruno Le Maire l’a redit en début de semaine : pas question de relever les impôts, y compris pour les plus fortunés.

Le gouvernement estime qu’il ne faut pas répéter les erreurs du passé. Après la crise de 2008, on avait fortement augmenté les impôts des plus haut revenus. Aujourd’hui, ces 1 % des ménages les plus aisés, reversent en moyenne, aux impôts, 30 % de ce qu’ils gagnent. C’est deux fois plus que la moyenne nationale. Question : Est-ce Trop ? Est-ce pas assez ? Est-ce Suffisant ? Ecoutez, dans un pays, connu pour sa passion pour l’égalité, c’est le genre de débat qui n’est pas prêt de se refermer.