Église de scientologie à Saint-Denis, urgence à Notre-Dame de Paris

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La revue de presse est une chronique de l'émission Deux heures d'info
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Chaque jour, David Abiker scrute la presse papier et le web et décrypte l'actualité.

Église de scientologie à Saint-Denis, urgence à Notre-Dame de Paris

L’Église n’est pas celle que vous croyez. Elle fait la Une de Libération. "Mission 9 :3", titre Libé qui raconte ce vendredi matin comment, au moyen d’un montage financier complexe, l’Église de scientologie entend bien s’installer à Saint-Denis, ville de la basilique des rois de France ! Elle a de l’argent l’Église de scientologie et les rapports parlementaires ont beau en dénoncer les dérives sectaires, elle a prévu d’ouvrir un siège de 7000 m2 qui comprendra un amphi de 720 place, une salle de cinéma, une salle de gym, une librairie et la réplique du bureau de Ron Hubbard (son fondateur). La mairie est bien entendu vent debout contre le projet même si Libération note que l’Église de scientologie attirent de moins en moins d’adeptes. Non assujetti à l’impôt aux États-Unis, elle doit dépenser son cash pour prouver la réalité de ses missions. Résultat : elle ouvre des bâtiments clinquants mais ils restent vides.

Notre-Dame-Du-Bon-Sens !

C’est un peu l’inverse de Notre-Dame de Paris qui fait ce vendredi matin la Une de nombreux hebdos Match, le Figaro magazine, Le Point, le Pèlerin ou encore Courrier International. Le Figaro s’interroge sur les options de la restauration quand Le Parisien-Aujourd’hui en France tire lui le signal d’alarme : "il y a urgence !", urgence à mettre hors d’eau le bâtiment car c’est l’humidité et la pluie qui peuvent provoquer son effondrement. Et dans son édito Frédéric Vezard fait parler le bon sens. Après quatre jours de polémique, d’envolées lyriques et de projets grandioses, on a oublié que Notre-Dame est en danger immédiat. Alors laissons faire ceux qui savent. Ça c’est une bonne idée.

Retrouver les savoir-faire perdus

Retrouver le temps et le savoir-faire des bâtisseurs, titre l’hebdomadaire et ce ne sera pas facile. Car il y a le temps politique, celui de Macron et d’une reconstruction en cinq ans et celui des universitaires, des historiens et surtout celui des artisans d’art. Charpentiers, tailleurs de pierres, ornemanistes, restaurateurs de peinture ou de pièce d’orfèvrerie. Aude Tahon (présidente d’Atelier d’art de France) regrette la disparition progressive des formations dédiées à ces métiers ultra spécialisés. Pourtant, si vous lisez le Figaro ce matin avec Chantiers de France, compagnons et artisans se tiennent prêts.

500 compagnons à recruter

Pour Jean-Claude Bellanger (secrétaire général des Compagnons du devoir), la reconstruction de Notre-Dame nécessitera 200 couvreurs, 100 maçons et 150 charpentiers. Il faut un Erasmus des compagnons car on va manquer de main d’œuvre. Et il semblerait que dans les ministères, on ait enfin compris que le travail de demain ce ne sera pas seulement maîtriser le numérique pour bâtir une start up nation. Le Parisien-Aujourd’hui en France explique que les ministres de la Culture, du Travail et de l’Éducation nationale veulent faire du chantier de Notre-Dame une vitrine pour attirer les jeunes vers des métiers manuels qui peinent à attirer les candidats.

Jean, 16 ans, rêve de travailler à Notre-Dame

C’est le cas de Jean (16 ans), apprenti charpentier aux Compagnons du devoir et qui rêve de restaurer Notre-Dame. "Contrairement au sapin, le chêne qui a servi à construire Notre-Dame, dit-il, est un matériau lourd. Assembler ce bois comme un puzzle, sans vis comme on faisait autrefois ! J’adorerais", confie Jean. J’aurais l’impression de reconstruire un bout d’histoire.  Comme c’est joliment dit.

Garantie jeune : ça marche

Et puisqu’on parle du travail, la Voix du Nord et le Courrier Picard saluent ce matin un chômage au plus bas depuis 10 ans tandis que dans Le Monde, on salue les résultats positifs de la garantie jeune, dispositif lancé en 2013 pour aider l’insertion des jeunes qui ne sont ni à l’école, ni en formation ni au travail. 229.000 moins de 25 ans en ont bénéficié et ça marche puisqu’au bout de neuf mois, nous dit Le Monde, ils sont 29% à retrouver du boulot et 41% au bout de dix neuf mois. Un résultat à mettre à l’actif des missions locales qui les accompagnent et qui leur permettra peut-être un jour de goûter aux plaisirs de la vie de bureau, des plaisirs auxquels le magazine Technikart a consacré sa couverture.

Bien être : la qualité de vie au travail avec un grand Q !

Alors que le magazine Management consacre son dossier du mois au bien-être au travail facteur d’efficacité et de productivité, le mensuel très urbain et branché Technikart va plus loin pour nous convaincre de pratiquer la SDB. La sexualité de bureau. Fort de chiffres qui attestent que 53% des Français ont déjà eu une relation sexuelle avec un collègue de bureau en secret, Technikart vante les bienfaits de la promotion canapé calculée, consentie et paritaire. Hélène raconte ainsi comment elle a servi de chaperon à son patron qui dans la période ou il a multiplié les conquêtes au bureau a triplé la taille de son entreprise et pratiqué une politique salariale généreuse. Selon le magazine, les collègues qui s’aiment au travail sont plus heureux, travaillent mieux et progressent mieux s’ils savent s’y prendre avec un supérieur ou une supérieure hiérarchique. Pas sûr que toutes les femmes soient de cet avis mais David Abiker ne résiste pas à partager avec vous sur Twitter la carte des lieux de l’open space où il fait bon flirter et plus si affinités. Sachez enfin que le code du travail prévoit une pause de 20 minutes toutes les six heures. On appelle ça la qualité de vie au travail. La QVT dans le jargon des DRH. La QVT avec un grand Q !