"The Northern European Enclosure Dam" : d'énormes barrages pour protéger les pays côtiers de la montée des eaux

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L'innovation du jour est une chronique de l'émission La matinale d'Europe 1 - Le 6h30 - 9h
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Le "Northern European Enclosure Dam" est un grand projet de barrage européen, mené par des scientifiques hollandais, pour limiter la montée des eaux. Il relierait la pointe bretonne à la pointe anglaise, ainsi que l’Écosse à la Norvège. Cela déconnecterait la mer du Nord de l'océan atlantique et protégerait une quinzaine de pays européens des inondations. Ce projet va coûter très cher, mais moins que si rien n’est fait et qu’il faut déplacer les populations.

Une idée folle mais radicale pour protéger les 25 millions d’Européens menacés par la montée des eaux, installer des digues géantes sur l’océan en mer du Nord.

On a construit le Canal de Suez et le tunnel sous la manche, peut-être que dans quelques années, on sera obligé de construire "The Northern European Enclosure Dam". Cela consiste à installer deux énormes barrages. L’un entre la pointe de la Bretagne et les Cornouailles en Angleterre. L’autre entre l’Écosse et la Norvège. On déconnecte ainsi la Manche et mer du Nord, de l’océan Atlantique. Et on protège les quinze pays côtiers de la montée des eaux. Si on respecte à la lettre les accords de Paris, le niveau de la mer devrait quand même grimper de 30 à 60 centimètres d’ici 2100. Sinon, c’est jusqu’à deux mètres que l’eau pourrait monter.

Ce n’est pas imaginable de fermer la mer du Nord. Par où vont passer les bateaux ?

Par des écluses, comme avec la digue qui a fermé un bras de mer aux Pays-Bas.

C’est une proposition très sérieuse de chercheurs hollandais et allemands. Ils le reconnaissent, il y aura un gros impact sur le transport naval. Un impact écologique également, puisque les barrages vont réduire les marées donc modifier l’écosystème. Ils ont même chiffré le projet entre 250 et 500 milliards d’euros. C’est colossal, plus de 600 kilomètres de barrages à construire. Mais, selon eux, ce sera beaucoup moins cher que d’avoir à déplacer des millions de personnes ou que si chaque pays devait lutter seul contre la montée des eaux.

Leur conclusion ? La seule alternative serait de trouver une solution drastique au réchauffement. Sinon, on n’aura pas d’autre choix que des constructions pharaoniques.