Les premiers cargos et ferries électriques ou à hydrogène arrivent, une petite révolution

SAISON 2018 - 2019
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Anicet Mbida nous offre chaque matin ce qui se fait de mieux en matière d'innovation.

On en parlait encore récemment sur Europe 1. Les villes portuaires comme Marseille sont asphyxiées par la pollution des cargos. Mais Anicet, vous arrivez avec de bonnes nouvelles : les premiers paquebots et ferrys verts débarquent.

C’est d’ailleurs aujourd’hui que sera mis à l’eau le premier paquebot hybride. Comme les voitures, il repose sur une motorisation mi-diesel, mi-électrique, ce qui lui permettra de voguer pendant une heure, le long des côtes sans la moindre pollution, grâce à ses moteurs électriques. Ce n’est pas un géant des mers comme les immeubles flottants qu’on voit en méditerranée. Mais il fait quand même 140 mètres de long, il transporte 500 personnes et sera utilisé pour croisières dans les fjords norvégiens par l’amateur Hurtigruten.

C’est pas mal, mais on utilise encore du diesel. Ça existe des paquebots 100% électriques ?

Non. Et ça n’existera peut-être jamais. Tout simplement parce qu’il fonctionnerait sur batteries et qu’il faudrait régulièrement les recharger. Or un paquebot peut passer plusieurs semaines en mer sans la moindre prise à l’horizon. On a déjà du mal à tenir la journée avec nos petits téléphones, imaginez un immense paquebot. En revanche, il existe déjà des ferrys 100 % électriques. Là encore, la plupart sont en Norvège où on fait très attention à la pollution de l’air dans les fjords. Mais à cause des batteries, ils ne fonctionnent que sur de tout petits trajets.

Petits, c’est-à-dire combien ?

Quelques centaines de mètres à peine. Donc on attend avec impatience les premiers ferrys à hydrogène. Ils doivent arriver l’année prochaine. Et permettront de parcourir plusieurs kilomètres avec une centaine de voitures à bord. Le tout, en ne rejetant qu’un joli panache de vapeur d’eau, plutôt que des fumées toxiques bourrées de soufre et d’oxyde d’azote. On estime que les émissions d’origine maritime seraient responsables, chaque année, de 60.000 morts.

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